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L'euro malmené

Dollars américains et euros

Photo : La Presse canadienne / Michael Probst

Radio-Canada

La monnaie unique remonte à 1,2392 $US lundi en fin de journée, après avoir atteint son plus bas niveau en quatre ans, tandis que les marchés finissent en ordre dispersé.

L'euro a poursuivi sa chute face au dollar américain lundi, amorçant toutefois une remontée en fin de journée. La monnaie européenne a atteint 1,2233 $US, son plus bas niveau en quatre ans, avant de remonter à 1,2392 $US.

Du côté des marchés, Toronto a reculé de 1,68 %, tandis que New York a affiché un léger gain de 0,05 %.

En Europe, les cours étaient à peu près stables : - 0,01 % à Londres, 0,17 % à Francfort et - 0,47 % à Paris.

La baisse de l'euro a entraîné celles des bourses asiatiques. À Tokyo, le Nikkei a clôturé en recul de 2,2 %, à Shanghai, la baisse est de 5,1 %. L'indice de Shanghai, aussi déprimé par la crainte de nouvelles mesures contre la spéculation immobilière en Chine, a atteint un creux en un an.

L'endettement des pays européens en question

Les marchés continuent de s'inquiéter du fort niveau d'endettement des pays de la zone euro, malgré l'annonce d'un plan de sauvetage de 1000 milliards de dollars. Selon plusieurs experts, les mesures d'austérité annoncées par plusieurs pays pourraient freiner leur croissance.

Sans croissance économique, la demande en énergie pourrait chuter. En réaction à ces incertitudes, le prix du brut a glissé lundi matin sous la barre des 70 $US le baril, à un creux en trois mois.

Des problèmes à régler

Selon la chancelière allemande, Angela Merkel, les investisseurs réalisent maintenant que le plan de la zone euro n'a rien réglé. Dans un discours prononcé dimanche, elle avançait que les États n'ont fait que « gagner du temps, et les vrais problèmes de disparités en termes de compétitivité et d'écarts de déficits restent à régler ».

Les ministres européens des Finances se rencontrent à Bruxelles pour évaluer la situation.

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn, a quant à lui estimé que « l'euro d'aujourd'hui [n'était] pas achevé », lors d'une interview télévisée lundi. Il juge que la monnaie unique ne dispose pas d'un « environnement économique qui la rende viable en période de crise ».

Je m'attends à ce que les Européens tirent avantage de la crise pour remodeler et rénover les institutions européennes.

Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn

Et d'ajouter que la crise actuelle était seulement grecque. Athènes devrait parvenir à la surmonter, à condition de résoudre « un problème de compétitivité ». « C'est pourquoi ils doivent réduire les salaires, ce qui est terriblement douloureux, mais absolument nécessaire, parce que c'est leur seul moyen de vendre ce qu'ils produisent quand d'autres pays ont des coûts inférieurs », a précisé le dirigeant.

Vendredi, les marchés enregistraient un recul de leurs principaux indices.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press