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Populaire et légale, mais nocive

Fumeurs de chicha

Fumeurs de chicha

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La consommation de la chicha est en hausse chez les jeunes Montréalais. Même s'il est légal de fumer cette pipe à eau, il est faux de croire qu'elle est moins dangereuse pour la santé que la cigarette, dit une étude.

La consommation de la chicha, une pipe à eau, est en augmentation chez les jeunes.

Une étude publiée lundi dans la revue Pediatrics révèle que près du quart des jeunes Montréalais de 18 à 24 ans ont fumé la chicha au cours de la dernière année.

Cette augmentation se reflète dans le chiffre d'affaires des établissements où l'on peut fumer la chicha. Par exemple, au Hooka Lounge, les ventes ont augmenté de 30 % depuis l'an passé.

Une exception

Il est interdit de fumer la cigarette dans les cafés au Québec, mais Loi sur le tabac prévoit une exception pour les salons de cigares et de pipes, comme la chicha.

En plus d'être légale, il est possible de fumer la chicha avec différents goûts fruités, ce qui peut faire croire qu'elle est moins nocive pour la santé. Selon la coauteure de l'étude, cette perception est fausse.

« Il y a énormément de fumée absorbée pour les fumeurs, beaucoup de monoxyde de carbone et de substances cancérigènes. »

— Une citation de  Dre Michèle Tremblay, de l'Institut national de santé publique du Québec

Des analyses ont révélé que la fumée de la chicha contenait du plomb, du cadmium et d'autres substances cancérigènes. Une séance de chicha peut équivaloir à fumer des dizaines de cigarettes.

L'étude montre aussi que presque tous les consommateurs de chicha boivent aussi de l'alcool. Les consommateurs de marijuana sont aussi deux fois plus nombreux à fumer la chicha.

Selon les chercheurs, les autorités de santé publique doivent faire des analyses plus poussées pour déterminer la composition exacte de la fumée. Ils pourraient alors décider, s'il y a lieu, d'intervenir de manière plus musclée.

D'après un reportage de Benoît Giasson.

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