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Des hommes et leurs génomes

Un homme de Néandertal

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

Une analyse du génome de l'homme de Néandertal montre des différences génétiques avec l'homme moderne et laisse supposer des croisements. Ainsi, environ 1 % à 4 % du génome de l'homme actuel proviendrait des Néandertaliens.

Une comparaison des génomes de l'homme de Néandertal et de l'homme moderne montre des différences génétiques, mais laisse supposer également des croisements.

Des scientifiques européens et américains estiment qu'environ 1 % à 4 % du génome de l'homme actuel proviendrait des Néandertaliens.

Nous pouvons désormais dire que, selon toute vraisemblance, il y a eu un transfert de gènes entre les Néandertaliens et les humains.

Pr Richard Green, Université de Californie à Santa Cruz.

Les recherches dirigées par le biologiste suédois Svante Pääbo, de l'Institut Max Planck, laissent penser que ce transfert génétique entre ces deux espèces qui partagent un même ancêtre s'est produit entre 50 000 et 80 000 ans.

À cette période, les premiers Homo sapiens auraient quitté l'Afrique et rencontré les hommes de Néandertal au Proche-Orient. L'homme moderne se serait ensuite répandu en Eurasie.

Les chercheurs affirment que leurs analyses génétiques tendent à confirmer cette hypothèse, puisque les empreintes génomiques néandertaliennes apparaissent seulement dans le génome d'individus d'origine européenne et asiatique, mais pas chez ceux d'origine africaine.

En outre, aucun gène d'Homo sapiens n'a été trouvé dans le génome du Néandertalien séquencé à partir d'ADN extrait notamment de trois ossements fossilisés provenant de la caverne de Vindiglia en Croatie qui datent de 38 000 et 44 000 ans.

C'est super de penser que certains d'entre nous possèdent un peu d'ADN néandertalien, mais pour moi, la possibilité de chercher des traces d'une sélection positive qui s'est produite peu après la séparation des deux espèces est probablement l'aspect le plus fascinant de ce projet.

Svante Pääbo

Les chercheurs ont aussi comparé le génome de cinq humains actuels afin d'identifier des régions présentant des variations génétiques fréquentes qui ne sont pas retrouvées chez l'homme de Néandertal.

L'évolution génétique propre aux humains a été notamment été observée dans trois gènes jouant un rôle clé dans le développement mental et la structure crânienne.

Ces résultats, dont le détail est publié dans le magazine Science, ont été obtenus à partir de l'analyse de trois petits fragments d'os en poudre mis au jour dans une grotte de Croatie.

Les Néandertaliens sont apparus il y a environ 400 000 ans et ont disparu il y a 30 000 ans, et seraient, en toute vraisemblance, nos plus proches parents d'un point de vue évolutif.

Une première version du génome de l'homme de Néandertal a été publiée en février 2009.

Le détail de ces travaux est publié dans le magazine Science.

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