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Du sang chaud adapté au froid

mammouth-adn

Photo : Université d'État du Nebraska/Steven Marcus

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs canadiens et australiens découvrent dans le sang reconstitué du mammouth une adaptation évolutive qui lui permettait de s'adapter aux températures extrêmes de l'Arctique.

De l'hémoglobine de mammouth a été reconstituée par des chercheurs australiens et canadiens, ce qui leur a permis de mieux comprendre comment cet animal, disparu il y a environ 4000 ans, s'est adapté aux températures froides de l'Arctique.

Cette protéine retrouvée dans le sang a été reproduite à partir de l'ADN contenu dans les os de trois mammouths découverts congelés en Sibérie.

L'hémoglobine se trouve dans les globules rouges et permet d'acheminer l'oxygène depuis les poumons vers les différents tissus, dont les muscles.

Le chercheur Kevin Campbell et ses collègues des universités du Manitoba, au Canada, et d'Adelaïde, en Australie, ont découvert une adaptation évolutive particulière qui permettait au sang du mammouth de transporter l'oxygène à des températures très basses, et ainsi de diminuer les pertes de chaleur.

L'habileté de l'hémoglobine à transporter de l'oxygène vers les tissus est habituellement inhibée par le froid chez les animaux à sang chaud. Même le sang des éléphants actuels ne possède pas cette capacité.

C'est un peu comme si le sang de ces bêtes contenait de l'antigel, affirment les auteurs des travaux publiés dans le Nature Genetics.

C'est la première fois que nous réussissons à étudier les processus biologiques d'un animal éteint, et ce, exactement comme nous le ferions pour une espèce vivante.

Kevin Campbell

L'état actuel des connaissances laisse penser que les ancêtres des mammouths laineux et des éléphants vivaient en Afrique équatoriale.

Toutefois, il y a 1,2 à 2 millions d'années, certaines lignées de mammouths ont migré vers des latitudes plus élevées. Selon les chercheurs, cette spécialisation génétique a certainement dû les aider à s'adapter aux milieux plus froids du Pléistocène.

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