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Admiration et inquiétude

Petitcodiac

Le mascaret

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'ampleur du mascaret réjouit les partisans de la restauration de la rivière, mais elle inquiète les opposants qui craignent une augmentation de la pollution.

Bien des gens se rendent aux abords de la rivière Petitcodiac à Moncton, au Nouveau-Brunswick, pour la voir reprendre vie. Il y a deux semaines, le gouvernement provincial a ordonné la réouverture des vannes du pont-jetée qui étouffait cette rivière depuis 40 ans.

Le mascaret, une vague créée par les marées de la baie de Fundy et qui remonte la rivière à contre-courant, suscite de l'admiration chez les partisans de la restauration de la rivière.

« Ça me touche parce que j'ai pêché sur la rivière quand j'étais petit gars. J'ai vu le changement, puis de voir de nouveau que la rivière va retourner naturellement, c'est beau », affirme Roméo Belliveau, citoyen de Moncton.

« Je n'ai jamais vu le mascaret comme ça, jamais de ma vie aussi beau, aussi grand. Certainement, les marées sont hautes cette semaine, on a pensé que ce serait haut, mais jamais aussi haut que ça », indique Tim Van Hinte, porte-parole des Sentinelles de la Petitcodiac

Les Sentinelles, un groupe à vocation environnementale, luttent pour la restauration de la rivière. M. Van Hinte estime que le mascaret peut redevenir un attrait touristique.

« On a toujours dit que le mascaret dans la rivière est quelque chose qu'on doit célébrer. Il y a une douzaine de mascarets au monde. Moncton et Chubenacadie en Nouvelle-Écosse sont les deux dans notre région les plus forts, et j'espère que cet été les touristes, les visiteurs dans notre région, vont venir voir ce mascaret », ajoute Tim Van Hinte.

Consternation chez les opposants

La construction du pont-jetée a provoqué la formation d'un lac artificiel en amont du pont-jetée. Des gens qui se sont établis par la suite dans cette région luttent aujourd'hui contre l'ouverture des vannes du barrage.

Selon Ann Rogers, une riveraine porte-parole de l'Association pour la préservation du lac Petitcodiac, le mascaret et la rivière transportent de la pollution à chaque marée. « On sait qu'il y a beaucoup de bactéries et d'autres choses qui viennent avec ça et c'est vraiment dangereux », dit-elle.

Cette association soutient que le taux de contamination du lac a monté bien au-dessus de la normale depuis l'ouverture des vannes. Mme Rogers affirme qu'il ne faut même pas toucher l'eau quand elle est haute.

Cependant, selon Richard J. Gallant, ingénieur civil, la rivière n'est pas laissée à elle-même. Elle est scrutée de fond en comble par les ingénieurs du gouvernement.

« Ce qu'on vérifie aujourd'hui, c'est le niveau du fond de la rivière, c'est-à-dire le lit de la rivière. On veut vérifier avec l'ouverture des vannes la vitesse du changement du fond de la rivière », précise M. Gallant.

La rivière sera véritablement passée au peigne fin dans les prochains jours.

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