•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un sursis pour Sayon Camara Sow

M. et Mme Camara

M. et Mme Camara après l'annulation de l'avis d'expulsion

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Cour fédérale accepte de surseoir à l'expulsion de Sayon Camara Sow. La Guinéenne, qui vit une grossesse à risque, pourra peut-être accoucher au pays.

La Cour fédérale a finalement suspendu l'avis d'expulsion du Canada de Sayon Camara Sow, cette Guinéenne de 42 ans qui vit une grossesse à risque.

L'avocat de Mme Camara se dit à présent déterminé à poursuivre les démarches afin d'obtenir le sursis qui permettra à sa cliente d'accoucher au pays.

La nouvelle a été accueillie avec un immenses soulagement par l'intéressée et par son mari, Abdul Sow, ainsi que par La Maison Bleue du CLSC Côte-des-Neiges qui s'opposait à cette déportation pour des raisons médicales.

Une grossesse à risque

Malgré les contre-indications de professionnels de la santé, le gouvernement canadien comptait expulser Sayon Camara Sow, d'origine guinéenne.

« Je suis enceinte, j'ai peur de perdre mon bébé, à mon âge. »

— Une citation de  Sayon Camara Sow

Enceinte de 24 semaines, Sayon Camara Sow est atteinte du diabète de type 2. Des médecins craignent qu'elle coure des risques si elle est suivie médicalement en Guinée. Selon la Dre Fanny Hersson-Edery, de la Maison Bleue, son type de grossesse nécessite un suivi particulier qui est inenvisageable en Guinée.

Outre les risques pour sa santé, la Guinéenne dit craindre des représailles des proches de son ex-mari, aujourd'hui mort, et affirme aussi avoir peur d'être emprisonnée.

Sayon Camara Sow est arrivée au Canada en 2006. Mariée avec un citoyen canadien, Abdul Sow, depuis 2008, elle s'est vu refuser le statut de réfugiée et de résidente permanente.

Mme Camara Sow devait initialement être expulsée en février dernier, mais elle ne s'est pas présentée à l'Agence des services frontaliers à la date prévue. Elle a expliqué qu'elle ne s'était pas présentée pour des raisons de conditions médicales. Selon un représentant du gouvernement, Réjean Théberge, la dame a dit qu'elle avait les pieds enflés, qu'elle était malade.

Lundi, lors d'une rencontre avec la presse, elle a demandé au ministre de la Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney, et au ministre de la Sécurité publique, Vic Toews, d'intervenir pour qu'elle puisse rester au Canada.

Arrêtée vendredi dernier et placée en détention depuis, Mme Camara Sow se disait « un peu soulagée » d'être remise en liberté 24 heures avant son expulsion.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !