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Le plan de la Ville de Montréal

Proposition pour l'échangeur Turcot

Esquisse du projet de la Ville de Montréal

Radio-Canada

L'administration de Gérald Tremblay privilégie le transport en commun et la préservation des quartiers existants dans son plan de réaménagement de l'échangeur Turcot, qui serait de forme circulaire et construit en hauteur.

Réduire la circulation automobile, augmenter le transport par autobus et les voies qui lui sont réservées, aménager le paysage de manière à préserver les quartiers existants... tels sont les objectifs poursuivis par la Ville de Montréal dans le plan de réaménagement de l'échangeur Turcot rendu public par le maire Gérald Tremblay, mercredi.

On veut préserver la qualité de vie des gens qui habitent dans les secteurs avoisinants ces autoroutes.

Le maire de Montréal, Gérald Tremblay

La Ville de Montréal privilégie une structure surélevée pour cet échangeur, qui serait de forme circulaire. En vertu du plan de la Ville, l'échangeur comporterait deux voies, dont une qui serait réservée au transport en commun.

Le maire Tremblay a expliqué cette différence majeure par sa volonté de miser sur le transport collectif, l'autobus et le tramway en particulier, et le transport actif.

Le ministère des Transports (MTQ) a son propre plan de réfection de l'échangeur Turcot, qui est fort différent de celui présenté mercredi par la Ville. En mars, Radio-Canada avait appris que Québec avait révisé son plan de manière à respecter deux des principales recommandations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).

Le plan révisé de Québec prévoit la destruction de 100 logements, plutôt que les 160 prévus au départ, et stipule qu'une portion de l'échangeur (dans le quartier Saint-Paul) ne sera pas construite entièrement au sol.

Combien et quand?

En conférence de presse, le maire Gérald Tremblay a reconnu que deux aspects sont au coeur de ce projet de démolition et de reconstruction de l'échangeur : la question des coûts et la question touchant les délais qui devront être respectés dans le cadre de ce vaste chantier. Deux aspects pour lesquels la Ville de Montréal n'offre aucun éclaircissement, pour le moment.

Au sujet des coûts, M. Tremblay a affirmé qu'il attendait l'évaluation du MTQ, qu'il devrait recevoir sous peu.

M. Tremblay a admis que les deux scénarios soumis pour le nouvel échangeur Turcot, celui de la Ville de Montréal et celui du gouvernement, entraînaient des dépenses additionnelles pour l'aménagement de voies de contournement. Le maire de Montréal croit d'ailleurs qu'il faut envisager la destruction de l'ancien échangeur Turcot dès maintenant.

M. Tremblay a aussi reconnu que l'échéancier de reconstruction de Turcot pourrait être plus long, puisqu'il faudrait s'assurer qu'il n'y ait aucun risque pour la sécurité des usagers du réseau routier.

De façon générale, le maire Tremblay a décrit le scénario retenu par la Ville comme un « projet mobilisateur ». Il a ajouté que le retour sur l'investissement, par la réduction de la congestion routière et la libération d'espaces vacants pour le développement commercial, justifierait les coûts additionnels d'un tel échangeur circulaire en hauteur.

Il revient maintenant à la ministre des Transports, Julie Boulet, de trancher en faveur de l'un ou l'autre plan. L'échangeur Turcot, âgé de 40 ans, a terminé sa vie utile et comporte d'importantes failles quant à la sécurité. Il doit être refait d'ici 2017.

Réactions favorables

« Je crois qu'on a là un ouvrage dont les Montréalais vont être fiers », a déclaré Louise Harel, chef du parti d'opposition Vision Montréal, qui pressait depuis des jours le maire Tremblay de révéler ce qu'il avait dans ses cartons.

« Je félicite Montréal d'avoir pris les devants, a dit Jean Décarie, urbaniste, qui s'est penché sur le projet de réaménagement de l'échangeur Turcot. J'étais inquiet! Ce n'est pas juste un projet d'aménagement, c'est un plan d'urbanisme, car on n'est pas en campagne, on est en ville ».