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Le Canada signera la déclaration de l'ONU

Manifestation à la mémoire des femmes autochtones disparues au Canada, en décembre 2006 à Vancouver
Manifestation à la mémoire des femmes autochtones disparues au Canada, en décembre 2006 à Vancouver (archives) Photo: La Presse canadienne / Chuck Stoody
Radio-Canada

Ottawa s'engage à souscrire à la Déclaration de l'ONU sur les droits des peuples autochtones dans les prochains mois. Les États-Unis promettent, pour leur part, de réexaminer leur position.

Ottawa se résout finalement à adopter la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones.

Un représentant canadien a déclaré mardi, lors d'une réunion de l'Instance permanente de l'ONU sur les questions autochtones, que son pays allait signer ce « document de référence » dans les prochains mois.

Fred Caron, sous-ministre adjoint au bureau de l'Interlocuteur auprès des Métis, a affirmé que son gouvernement s'y était engagé dans le discours du Trône du 3 mars dernier et qu'il respecterait sa promesse, selon un compte rendu des discussions publié par l'ONU.

Le Canada fait partie des deux derniers pays, avec les États-Unis, à ne pas avoir encore ratifié la Déclaration sur les droits des autochtones, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU en 2007.

À l'époque, Ottawa jugeait le texte flou et s'inquiétait qu'il donne lieu à toutes sortes d'interprétation, concernant notamment de potentielles revendications territoriales.

L'Australie, qui s'était aussi abstenue de ratifier la déclaration en 2007, l'a fait en 2009. La Nouvelle-Zélande lui a emboîté le pas lundi dernier.

Les États-Unis réexaminent leur position

Reste Washington, qui a promis mardi de « revoir sa position ». L'ambassadrice américaine à l'ONU, Susan Rice, a affirmé que la Maison-Blanche mènerait des consultations à ce sujet avec les organisations non gouvernementales concernées et les communautés autochtones.

« Ne doutez pas de notre engagement, car nous sommes prêts à être jugés sur nos actes », a déclaré Mme Rice lors de la réunion consacrée aux Premières Nations.

Selon un communiqué publié par l'ONU, l'Instance permanente sur les questions autochtones s'est réjouie des engagements canadiens et américains.

Mais les représentants autochtones, présents à la réunion, ont tout de même réitéré leurs vives critiques face au « modèle de développement occidental », qu'ils jugent « fondé sur le profit immédiat » et « irrespectueux de l'environnement ».

Ils déplorent que leurs communautés subissent les conséquences de la pollution, de l'élévation du niveau de la mer, de la contamination de l'eau et de l'air et de la surexploitation de leurs terres ancestrales.

Ils demandent donc que les autochtones soient impliqués dans toutes les décisions qui ont potentiellement une incidence négative sur leur mode et leur qualité de vie.

Reconnaissant que les politiques de développement canadiennes ont trop souvent eu des impacts néfastes pour les Premières Nations, le sous-ministre adjoint Fred Caron a dit que son gouvernement est déterminé à prendre des mesures, en collaboration avec les collectivités autochtones, « pour assurer un présent et un futur meilleurs ».