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Les Chemises rouges parlent de se rendre

Nattawut Saikar, l'un des principaux organisateurs des Chemises rouges à Bangkok, le 16 avril 2010.

Nattawut Saikar, l'un des principaux organisateurs des Chemises rouges à Bangkok, le 16 avril 2010.

Photo : AFP / ROSLAN RAHMAN

Radio-Canada

Pour une raison pour le moment inexpliquée, les dirigeants des opposants au gouvernement affirment qu'ils se rendront le 15 mai. Cette stratégie surpend observateurs placent pourtant les Chemises rouges en bonne position.

Un mois après le début du bras de fer entre le gouvernement thaïlandais et les opposants, les chefs des Chemises rouges annoncent leur intention de se livrer aux autorités, le mois prochain.

« Le 15 mai, 24 d'entre nous se rendront », a déclaré Nattawut Saikar, l'un des principaux organisateurs du mouvement d'opposition, et cité par l'AFP.

Ils n'ont pas précisé pourquoi ils avaient choisi une date aussi tardive, ni qui étaient les 24 personnes. Cette stratégie étonne certains observateurs qui estiment que le rapport de force avec le gouvernement tournait plutôt à l'avantage des Chemises rouges.

M. Nattawut a toutefois soutenu que la lutte pour obtenir la dissolution du Parlement, le départ de l'actuel premier ministre Abhisit Vejjajiva et des élections anticipées se poursuivait.

Les Chemises rouges craignent par ailleurs une nouvelle offensive des forces de l'ordre, à l'image de celle qui a fait 24 morts et plus de 800 blessés, samedi dernier.

Un porte-parole de l'armée a affirmé vendredi que les autorités préparaient une opération pour disperser les manifestants antigouvernementaux du quartier très touristique Ratchaprasong, où des centres commerciaux et des hôtels de luxe ont été forcés de fermer.

Le premier ministre Abhisit Vejjajiva a demandé, vendredi, au chef de l'armée de prendre le contrôle des opérations des forces de l'ordre, après qu'elles eurent subi une humiliante défaite.

Les policiers avaient en effet tenté d'arrêter des dirigeants de l'opposition réfugiés dans un hôtel au coeur d'un quartier occupé par les Chemises rouges, mais les opposants avaient réussi à faire évader leurs chefs au nez et à la barbe des forces de police.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters