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Criminaliser les pressions envers les femmes

Rod Bruinooge

Le député conservateur de Winnipeg-Sud, Rod Bruinooge

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le député conservateur de Winnipeg-Sud, Rod Bruinooge, présente un projet de loi privé pour rendre illégal le fait de pousser une femme à se faire avorter.

Le député conservateur de Winnipeg-Sud, Rod Bruinooge, a présenté, mercredi, le projet de loi privé C-510 pour rendre illégal le fait de pousser une femme à se faire avorter. Il espère que sa proposition sera débattue dès juin.

M. Bruinooge, qui préside le caucus pro-vie au Parlement, avance que son projet de loi n'influencerait en rien la légalité de l'avortement au pays.

Le projet de loi criminaliserait autant le fait de tenter de contraindre une femme enceinte à avorter que de l'obliger à le faire. La peine maximale prévue dans le projet de loi est de cinq ans de prison.

La définition du député Bruinooge du verbe « contraindre » est assez large. Cela pourrait se faire par des menaces de blessures physiques ou des menaces de retirer un soutien financier ou un logement. « Importuner [une femme enceinte] par des arguments » sur l'avortement serait aussi un crime.

Le député conservateur croit que la composition du Parlement en ce moment rend d'adoption de son projet de loi privé possible. « Je représente un groupe parlementaire multipartite pro-vie, a-t-il expliqué en point de presse jeudi. Alors, il y aura des députés de plusieurs partis qui appuieront ceci. »

Des inquiétudes

Des groupes pro-choix remettent en doute les intentions de M. Bruinooge. La directrice générale de l'Association canadienne pour la liberté de choix, Patricia Larue, indique que le caucus pro-vie cherche à abolir l'avortement.

« Ce sont les mêmes personnes qui viennent nous dire qu'ils ne veulent pas que les femmes se fassent avorter contre leur gré, mais ce sont les mêmes personnes qui essaient de pousser les femmes à choisir de continuer leur grossesse contre leur gré », dit-elle.

Les trois partis d'opposition à Ottawa ont accusé le gouvernement de Stephen Harper de vouloir rouvrir le débat sur l'avortement de manière détournée, ce que le bureau du premier ministre a démenti. La position officielle du gouvernement est qu'il « ne présentera pas et n'appuiera aucun projet de loi qui rouvre le débat sur l'avortement ».

Loi de Roxanne

Le projet de loi du député Bruinooge porte le prénom d'une femme de Winnipeg, Roxanne Fernando, qui a été battue à mort en février 2007 après avoir refusé de se faire avorter.

Avec les informations de La Presse canadienne

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