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Le trafic aérien toujours perturbé

Des avions de la British Airways à l'aéroport Heathrow, le 17 juin 2009.

Des avions de la British Airways à l'aéroport Heathrow, le 17 juin 2009.

Photo : AFP / AP/Max Nash

Radio-Canada

Les perturbations causées par le nuage de cendre craché par un volcan islandais provoquent la suspension de plusieurs liaisons entre l'Europe et le Canada et menacent près de la moitié des vols transatlantiques vers l'Amérique.

L'éruption d'un volcan islandais continue à perturber l'ensemble du trafic aérien en Europe, ainsi qu'entre le Vieux Continent et l'Amérique.

Le nuage de cendres projetées par le volcan d'Eyjafjallajökull représente un risque important : il limite la visibilité des pilotes et pourrait endommager les réacteurs des avions.

C'est pourquoi la fermeture de l'espace aérien britannique a été prolongée jusqu'à samedi 6 h 00 GMT « au moins », à l'exception de quelques vols en Écosse et en Irlande du Nord, a annoncé vendredi le service britannique du contrôle aérien (NATS).

Auparavant, l'organisme avait annoncé qu'il prolongeait la fermeture jusqu'à 18 h GMT vendredi.

La Direction générale française de l'aviation civile (DGAC) a annoncé que tous les aéroports du nord et de l'est de la France, dont Roissy-Charles de Gaulle et Orly, resteraient fermés jusqu'à 18 h GMT.

Cependant, les arrivées seront tout de même autorisées entre 10 h GMT et 14 h GMT sur les aéroports parisiens de Roissy, Orly et du Bourget [aviation d'affaires].

Parmi les 23 aéroports qui resteront fermés, outre les plateformes parisiennes, on dénombre également les aéroports de Lille, Beauvais (nord), et Strasbourg (est).

Au total, plus de 50 % du trafic aérien prévu vendredi en Europe devrait être annulé, selon les estimations de l'Organisation européenne pour la sécurité de la navigation aérienne, Eurocontrol.

Eurocontrol table sur environ 11 000 vols dans l'espace aérien européen vendredi. Au cours d'une journée normale, ce chiffre serait de 28 000 vols.

Au tour du Canada

Concernant le trafic transatlantique, Eurocontrol a indiqué que sur les 300 vols prévus vendredi de l'Amérique vers l'Europe, seulement 100 à 120 vols ont pu être assurés vendredi matin.

Déjà, plusieurs liaisons entre le Canada et l'Europe sont suspendues jusqu'à nouvel ordre.

Enfin, de nombreux vols partant de la Norvège, de la Suède, de l'Écosse, de l'Irlande du Nord, de la Belgique, de la Pologne et même de l'Espagne ont été suspendus.

L'aéroport de Prague et une partie importante de l'espace aérien tchèque ont été fermés vendredi. En conséquence, des dizaines de vols ont été annulés.

Par contre, l'espace aérien irlandais, qui était partiellement fermé depuis jeudi, a été rouvert dans sa quasi-totalité, permettant en particulier la reprise du trafic à l'aéroport de Dublin, le principal aéroport du pays.


Éruption coûteuse

L'annulation de centaines de vols en Europe cause des maux de tête aux voyageurs qui tentent de se rendre à destination.

Pour les transporteurs, la fermeture de l'espace aérien entraînera certainement des coûts importants. De nombreux clients devront être remboursés et les détournements de vols feront grimper la facture en carburant des avions.

Si le problème persiste, les transporteurs devront trouver de nouvelles routes pour effectuer leurs déplacements. Certains experts croient que le volcan pourrait cracher de la cendre pendant encore plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

Aucune victime, mais des évacuations

L'éruption du volcan situé sous le sommet du glacier Eyjafjallajökull a forcé l'évacuation de 800 habitants en Islande. L'éruption et les tremblements de terre qui l'accompagnent n'ont fait aucune victime, mais la fonte du glacier a provoqué de fortes inondations qui ont endommagé les routes, dont certaines ont été fermées à la circulation.

Le mois dernier, la première éruption d'Eyjafjallajökull depuis 1823 avait entraîné la brève évacuation de 600 personnes. Ce réveil a placé le volcan voisin de Katla, situé sous le glacier Myrdalsjökull, en observation. Par le passé, les deux volcans sont souvent entrés en éruption en tandem.

L'Islande, qui compte 320 000 habitants, est située sur une zone volcanique au milieu de la faille atlantique.

Avec les informations de Agence France-Presse, Le Monde, et Reuters