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Charest poursuit Bellemare

Marc Bellemare, alors qu'il faisait campagne sous la bannière libérale, en 2003, avec à ses côtés de Jean Charest

Marc Bellemare, alors qu'il faisait campagne sous la bannière libérale, en 2003, aux côtés de Jean Charest

Photo : La Presse canadienne / Clement Allard

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre dépose une poursuite de 700 000 $ pour dommages moraux et punitifs contre l'ex-ministre de la Justice, qui, de son côté, a téléphoné à la Sûreté du Québec pour faire une déposition.

L'ancien ministre de la Justice Marc Bellemare avait jusqu'à 16 h, mercredi, pour retirer les allégations de trafic d'influence qu'il a lancées à l'endroit du gouvernement de Jean Charest.

Comme il ne l'a pas fait, le premier ministre a confirmé qu'une poursuite en dommages et intérêts sera donc déposée contre lui. Le montant total de la poursuite est de 700 000 $, dont 350 000 $ pour dommages moraux et 350 000 $ pour dommages punitifs.

Lors de la conférence de presse pour annoncer la mise en place d'une commission d'enquête sur les allégations de M. Bellemare, le premier ministre a précisé que cette poursuite était une procédure totalement séparée de la commission, présidée par l'ex-juge Michel Bastarache.

En entrevue téléphonique avec Radio-Canada, Marc Bellemare a réitéré qu'il n'avait aucune intention de se rétracter. De plus, il a lui-même contacté la Sûreté du Québec (SQ) pour faire une déposition. On ne connaît pas la forme exacte de cette déclaration aux autorités policières - s'il s'agit d'une plainte, par exemple.

Allégations de trafic d'influence

Le premier ministre Jean Charest avait fait parvenir une mise en demeure à Marc Bellemare pour qu'il retire les propos qu'il a tenus lundi. En entrevue à Radio-Canada, l'ex-ministre de la Justice du Québec a notamment dit qu'il avait été au centre d'un trafic d'influence lors du processus de nomination des juges.

M. Bellemare soutient avoir subi des pressions de la part d'un collecteur de fonds qu'il avait vu précédemment échanger de l'argent comptant avec un permanent du Parti libéral du Québec. Il dit s'être plaint de la situation à Jean Charest.

M. Charest a défendu son intégrité et celle du Parti libéral et a nié que le ministre Bellemare l'ait mis au courant de ces irrégularités à deux reprises.

Débats houleux

Lors de débats houleux à l'Assemblée nationale, mercredi matin, la députée péquiste de Taschereau, Agnès Maltais, a utilisé l'expression « gouvernement clandestin » pour qualifier l'influence des collecteurs de fonds sur les nominations au sein de l'administration publique. Le Parti québécois a allégué que le Parti libéral avait obtenu des dizaines de milliers de dollars en argent comptant de collecteurs influents.

Le leader parlementaire du gouvernement, Jacques Dupuis, a accusé l'opposition officielle de salir des réputations, sans preuve. Il a rappelé qu'en plus de l'enquête publique sur la nomination des juges, le directeur général des élections s'intéressait au financement des partis politiques.

Avec les informations de La Presse canadienne

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