Vous naviguez sur le nouveau site

Aide à la navigation
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Un appui et un démenti

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une deuxième source appuie les affirmations de l'ex-ministre de la Justice sur le financement du Parti libéral du Québec et sur le trafic d'influence pour la nomination des juges, tandis que le collecteur de fonds Franco Fava dément les allégations le concernant.

Une nouvelle source gravitant depuis très longtemps autour du monde du travail et de l'appareil gouvernemental vient appuyer les déclarations de l'ex-ministre de la Justice du Québec, Marc Bellemare, sur des pratiques douteuses de financement du Parti libéral du Québec. Cette personne très reconnue dans son milieu a accepté de témoigner de façon anonyme en nous lisant une déclaration au téléphone.

Alain Gravel en entrevue avec une autre source commentant les allégations de Marc BellemareJ'ai eu connaissance à au moins une reprise d'une remise d'argent comptant dans une enveloppe d'à peu près trois ou quatre centimètres de l'un des collecteurs du secteur de la construction à un permanent. L'enveloppe a été remise à un permanent du Parti libéral du Québec.

Une source en entrevue avec Alain Gravel

Cette même source confirme aussi avoir reçu les confidences de deux collecteurs de fonds du PLQ sur du trafic d'influence pour la nomination de juges.

Franco Fava se défend

L'entrepreneur à la retraite Franco Fava, dont le nom apparaît mardi en première page du Journal de Montréal, nie être l'un des collecteurs de fonds visés par les allégations de l'ex-ministre Marc Bellemare, qu'il menace d'ailleurs de poursuites. Il reconnaît tout de même avoir été consulté avant certaines nominations de hauts fonctionnaires.

M. Fava dément les informations selon lesquelles il aurait remis des piles d'argent comptant, en plus de chèques et d'une liste, à un permanent du Parti libéral dans un restaurant de la Vieille Capitale en 2003.

« J'ai apporté des chèques, oui, au permanent du parti, c'est ce qu'on fait en tout état de cause depuis une vingtaine d'années et plus. On sollicite des gens pour contribuer au financement du parti, on ramasse des chèques, on met ça dans une enveloppe, on donne ça à notre permanent qui est notre point de chute au parti, les reçus se font de façon officielle et tout est fait selon les règles et selon les normes », a expliqué Franco Fava, en entrevue à RDI.

M. Fava a toutefois affirmé à la journaliste Alexandra Duval qu'il ne savait pas où Marc Bellemare avait pu voir un échange de « cinq piles d'argent comptant ». « Vous entendez quoi par pile d'argent comptant? Conformément à la loi [électorale], on a le droit de collecter jusqu'à 200 $ d'argent comptant », a précisé Franco Fava.

Moi j'ai l'impression qu'il hallucine ce bonhomme-là [NDLR : Marc Bellemare] depuis un bout de temps. C'est clair qu'il a un agenda, qu'il a une dent contre le premier ministre.

Franco Fava

M. Fava affirme par ailleurs qu'il renvoie les chèques d'entreprises lorsqu'il en reçoit.

L'entrepreneur à la retraite nie formellement avoir fait pression sur Marc Bellemare, lorsque celui-ci était ministre de la Justice, pour obtenir la nomination de certains juges. Lui-même avocat, Franco Fava a confié à la blague au journaliste de l'émission Enquête Alain Gravel que « s'il avait eu à faire des pressions, il les aurait faites pour lui-même ».

Franco Fava admet toutefois avoir été consulté lors de nominations de certains hauts dirigeants. Il a notamment reconnu qu'on avait demandé son opinion sur la nomination, en 2006, de Gérard Bibeau au poste de secrétaire général du gouvernement et greffier du Conseil exécutif. Plus haut fonctionnaire du gouvernement du Québec, M. Bibeau est en quelque sorte le sous-ministre du premier ministre.

« Moi je connais un individu qui a une bonne expérience, qui a été chef de cabinet de ministre dans le temps de [Robert] Bourassa. Qui a été dans le cabinet de M. Bourassa, qui connaît les rouages et qui peut vous rendre service. Si vous voulez retenir sa candidature, retenez-la. Pas plus que ça, là », a-t-il dit en entrevue, au sujet de son implication exacte dans cette nomination.

En bref

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !