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Charest menace de poursuivre Bellemare

Nathalie Normandeau

Nathalie Normandeau

Radio-Canada

La ministre Nathalie Normandeau dément les propos de Marc Bellemare et dit que le premier ministre lui enverra une mise en demeure pour qu'il se rétracte, sinon il sera poursuivi. Québec solidaire demande à Jean Charest de déclencher une enquête publique ou de démissionner.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) dément catégoriquement les propos de Marc Bellemare qui, en entrevue à Radio-Canada, dit avoir été au centre d'un trafic d'influence de collecteurs de fonds importants du parti.

En entrevue au Téléjournal de Radio-Canada, la vice-première ministre du Québec, Nathalie Normandeau, a indiqué que le premier ministre Jean Charest enverra une mise en demeure à Marc Bellemare pour qu'il se rétracte, sinon il sera poursuivi.

La ministre Normandeau a affirmé que les allégations de l'ex-ministre libéral étaient « extrêmement graves, inacceptables [et] fausses ».

On ne peut pas dire n'importe quoi parce qu'on est dans une démocratie. On ne peut pas dire n'importe quoi lorsqu'on a été un ancien ministre de la Justice. Tout ce qu'a affirmé ce soir M. Bellemare est faux, complètement faux.

Nathalie Normandeau

Lors de son entrevue au Téléjournal, comme plus tôt à 24 heures en 60 minutes, la ministre a évité à deux reprises des questions sur la possibilité de permettre à Marc Bellemarre de témoigner devant une commissison d'enquête publique ou devant une commission parlementaire. Mme Normandeau s'est contentée de dire que M. Bellemare peut s'expliquer devant le directeur général des élections (DGE), qui l'a cité à comparaître.

Dans son entrevue, Marc Bellemarre a indiqué qu'il ne faisait pas confiance au DGE, qu'il qualifie d'« homme de main » de Jean Charest.

La ministre Normandeau a aussi défendu le processus de nomination des juges, qu'elle dit « rigoureux, encadré, indépendant et impartial ».

Mme Normandeau a conclu en se questionnant sur « l'agenda » de M. Bellemare.

De son côté, le ministre des Finances, Raymond Bachand, a lui aussi qualifié les paroles de M. Bellemare d'inacceptables. Il a ajouté que le PLQ, selon lui, respectait les règles de financement des partis politiques. « Des sacs de cash? Moi, je le crois pas. J'ai pas vu de cash dans aucun des financements depuis quatre ans que je suis là. J'en voyais pas quand j'étais au Parti québécois non plus », a-t-il déclaré à Radio-Canada.

Au chapitre de la nomination des juges, il a ajouté : « si le ministre de la Justice a nommé des juges avec lesquels il était en désaccord, c'est son jugement qu'il faut questionner. »

Pour sa part, Québec solidaire a réagi en demandant au premier ministre Charest de choisir entre la démission ou le déclenchement d'une enquête publique.

« Il est urgent de déclencher une commission d'enquête élargie. Tout semble démontrer que gouvernement est sous influence. Alors, soit il laisse M. Bellemare témoigner devant une commission parlementaire pour que la lumière soit faite, soit M. Charest démissionne immédiatement, car dans l'état actuel des choses, avec un budget matraque qui favorise les riches amis du parti, la confiance du public est presque irrémédiablement brisée », a déclaré le porte-parole Amir Khadir.