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Plaidoyer pour la transparence

Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi (archives)

Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi (archives)

Photo : AFP / Daniele Colarieti

Radio-Canada

Au moment où les scandales sexuels s'abattent en série sur l'Église catholique du Canada et d'ailleurs, le Vatican réaffirme l'importance d'une collaboration avec la justice pour rétablir la confiance des fidèles.

En réaction aux scandales à caractère sexuel au sein de l'Église catholique qui ont été dévoilés ces dernières semaines dans plusieurs pays, dont le Canada, le Vatican affirme que l'Église doit « poursuivre sa collaboration » avec la justice.

Le porte-parole du Vatican, Federico Lombardi, croit qu'il s'agit du seul moyen de « rétablir la confiance ». Sur les ondes de Radio Vatican, le père Lombardi a déclaré que l'Église devait « poursuivre la collaboration avec les autorités civiles, compétentes sur les plans judiciaire et pénal, en tenant compte des spécificités juridiques et de situation dans les différents pays ».

« C'est seulement de cette façon que nous pourrons reconstruire un climat de justice et de pleine confiance en l'institution ecclésiastique », a-t-il précisé. Federico Lombardi a ajouté que « la transparence et la rigueur » s'imposaient.

En outre, il a souligné l'attention qui devait être portée aux victimes, pour lesquelles il réclame « paix et vérité ». Le père Lombardi croit néanmoins que le nombre de nouvelles dénonciations d'abus devrait diminuer, à l'image de ce qui se passe aux États-Unis.

Le porte-parole du Vatican a également reconnu que l'Église devrait à l'avenir choisir ses prêtres avec plus de précautions afin d'éviter de nouveaux scandales.

Choisir des hommes présentant une personnalité saine et mûre, même du point de vue sexuel, a toujours été un défi difficile, mais il l'est encore plus aujourd'hui.

Federico Lombardi, porte-parole du Vatican

Le pape à la rencontre des victimes

Sur les ondes de Radio Vatican, Federico Lombardi a aussi réaffirmé l'offre que le pape avait lancée le mois dernier, dans une lettre aux catholiques irlandais.

Benoît XVI y mentionnait qu'il était disposé à rencontrer les victimes d'agressions sexuelles, à la suite des scandales qui ont touché le pays. Le pape avait fait de telles rencontres pendant ses voyages aux États-Unis et en Australie, en 2008.

Le père Lombardi a aussi affirmé que les nombreuses victimes des prêtres pédophiles attendent un soutien moral, et non des compensations financières.

Federico Lombardi a aussi déploré que Benoît XVI ait été la cible « d'insinuations sans fondements ». Rappelons que le pape a été mis en cause pour avoir refusé de sanctionner un prêtre pédophile américain, au moment où il était préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Les règles de l'Église en ligne

Vatican.caLe Vatican a affirmé vendredi qu'il s'apprêtait à publier sur son site Internet Vatican.va les « lignes directrices » de la lutte contre la pédophilie au sein de l'Église catholique. Selon la source vaticane citée par l'agence italienne Ansa, elles pourraient être disponibles en ligne lundi.

La gestion des cas de prêtres pédophiles se base sur le droit canon en général et un décret émis par Jean Paul II. En 2001, ce dernier avait publié un décret sur « les crimes graves » à partir d'un document de la Congrégation pour la doctrine de la foi, alors présidée par le cardinal Joseph Ratzinger.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters