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Ken Massé ne lâchera pas prise

Travaux de construction d'une mine d'or à ciel ouvert en Abitibi (archives)
Travaux de construction de la mine d'or à Malartic (archives)
Radio-Canada

Le seul citoyen de Malartic à toujours posséder un terrain dans le quartier sud de la ville dit qu'il tient à son droit de propriété.

Le citoyen de Malartic Ken Massé, que la minière Osisko veut faire exproprier parce qu'elle n'arrive pas à trouver une entente avec lui pour la vente de son terrain du quartier sud de la ville, défend son droit de propriété et affirme que rien ne le fera céder. Ken Massé s'insurge contre les entreprises qui, dit-il, débarquent dans une municipalité et imposent leur manière de faire.

« C'est de montrer que si on se tient et on croit aux justes valeurs, il y a moyen de ne pas se faire avoir par les multinationales. La maison est encore là, ce n'est pas pour rien. Ils n'ont pas tous les droits. Et d'être symbolique c'est juste d'être fidèle à ses valeurs », dit-il.

Ken Massé veut intenter un recours collectif pour indemniser les citoyens qui ont dû déménager du quartier où Osisko construit sa mine à ciel ouvert. Il croit que dans une dizaine d'années, ceux-ci voudront être dédommagés.

« J'espère que notre petit grain qu'on amène va pouvoir aider à avoir de vrais effets et de vrais changements sur le développement des ressources natuerelles », lance-t-il.

Demande d'expropriation

Ken Massé est le seul citoyen de Malartic à toujours posséder un terrain dans le quartier sud de la ville. Osisko n'a toujours pas réussi à s'entendre avec lui au sujet de l'achat du terrain, au contraire des 205 autres ex-résidents du quartier.

Sa maison, maintenant inhabitée, est clôturée. La minière a commencé les travaux de construction de sa mine à ciel ouvert aux alentours.

« Tant qu'il n'y a pas un décret et que les mesures d'expropriation ne sont pas appliquées, nous on n'est pas autorisés à aller sur cette partie-là du terrain. On peut faire tous les travaux autour, parce que toutes les maisons du quartier sud sont maintenant déménagées. Mais ce bout de terrain là, on n'y a pas accès, étant donné que c'est la famille Massé qui en est toujours propriétaire », explique la directrice des communications d'Osisko, Hélène Thibeault.

Osisko a demandé au ministère des Ressources naturelles d'appliquer la Loi sur les mines pour exproprier la famille. Le ministère doit analyser le dossier. Ensuite, la ministre Nathalie Normandeau devra émettre une recommandation au Conseil des ministres pour l'adoption d'un décret.

Le maire de Malartic, André Vezeau, appuie la minière dans sa démarche.

« La compagnie nous a déjà avisés qu'elle faisait les démarches et demandé si on allait les contester, et, non, on ne les contestera pas. On a la responsabilité de s'assurer qu'il y a de l'eau, de l'électricité, des égouts, des choses dans ce style-là. On s'assure justement avec la compagnie minière qu'il n'y ait pas de gens qui aillent jouer autour de la maison, parce que c'est quasiment devenu un site touristique », indique-t-il.

Osisko affirme qu'elle n'a pas interrompu le dialogue avec les propriétaires de la maison et qu'elle a toujours espoir de trouver un terrain d'entente.

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