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Des producteurs au bord du gouffre

Moutons
Radio-Canada

Des producteurs de l'Estrie craignent de faire faillite en raison de la décision de la Financière agricole du Québec de réduire substantiellement l'argent alloué au programme d'assurance stabilisation.

Des producteurs agricoles de l'Estrie sont très inquiets. Ils craignent de devoir faire faillite en raison de la décision de la Financière agricole du Québec de réduire substantiellement les sommes allouées au programme d'assurance stabilisation, qui couvre les pertes de revenu des producteurs.

C'est le cas de François Desrosiers qui élève des moutons depuis dix ans à Saint-François-Xavier-de-Brompton.

Élever un mouton lui coûte présentement 100 $. Il n'obtient toutefois que 80 $ sur le marché, ce qui génère un manque à gagner de 20 $ par mouton.

À l'heure actuelle, cette perte est entièrement remboursée par l'assurance stabilisation, ce qui ne sera plus le cas à compter du 1er janvier 2011.

Le montant octroyé sera dorénavant fixé à partir des fermes les plus rentables, pour répondre aux directives gouvernementales, ce qui a pour conséquence que certains agriculteurs devront composer avec une aide réduite.

« Pour mon entreprise, c'est une perte d'environ 10 000 $ de revenu brut », estime François Desrosiers.

Jocelyn Saint-Laurent, un producteur de porc, déplore également les modifications apportées au programme d'assurance stabilisation. « On n'a plus de place à l'imprévu. Il y a un manque à gagner dans mon revenu. Comme c'est là, il y a 300 000 $ d'ici deux ans. »

De son côté, l'Union des producteurs agricoles de l'Estrie rappelle que la fermeture de nombreuses fermes aurait un impact important sur l'économie régionale. « Des producteurs agricoles qui disparaissent dans un rang, ça vient affecter la santé économique du village et la santé économique de la région aussi. C'est des taxes en moins qui vont entrer aux municipalités », indique le président de l'UPA Estrie, François Bourassa.

En Mauricie, l'UPA estime que la décision de la Financière agricole pourrait entraîner la fermeture de 10 % des entreprises agricoles de la région, soit 150.