•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Des fonds pour la formation

Un édifice du gouvernement fédéral
Radio-Canada

L'Université d'Ottawa reçoit 1,7 million de dollars du fédéral pour accélérer la formation de traducteurs, qui sont très demandés.

Le gouvernement fédéral et de nombreuses entreprises s'arrachent les traducteurs, c'est pourquoi Ottawa débloque des fonds pour accélérer la formation de ces spécialistes. L'école de traduction et d'interprétation de l'Université d'Ottawa reçoit notamment 1,7 million de dollars du programme de renforcement du secteur langagier du Canada.

Au Bureau de la traduction du gouvernement fédéral, le travail ne manque pas. L'âge moyen des traducteurs est de 53 ans. Plusieurs d'entre eux partiront bientôt à la retraite et les nouveaux diplômés se font rares.

La demande ne cesse d'augmenter et les besoins de relèves sont importants. « En général, entre 35 et 40 % de notre charge de travail est confiée à nos partenaires du secteur privé. [...] La pénurie, elle est mondiale, parce la demande, c'est du jamais vu dans l'histoire de l'humanité », explique le vice-président aux services professionnels au Bureau de la traduction, Donald Barabé.

À l'Université d'Ottawa, l'argent du fédéral servira à offrir des bourses de 2050 $ aux étudiants en traduction. La directrice intérimaire de l'école de traduction et d'interprétation de l'Université d'Ottawa, Lynne Bowker, croit que les bourses inciteront les étudiants passionnés des langues à opter davantage pour ce champ d'études.

De son côté, la directrice du programme d'études langagières de l'Université du Québec en Outaouais, Christiane Melançon, comprend comment cette pénurie peut causer des maux de tête aux employeurs. Toutefois, selon elle, il s'agit d'une bonne chose pour le programme et pour ses étudiants.

« On est en mesure de dire à nos étudiants, venez étudier dans ces domaines-là, il y a un taux de placement qui avoisine les 100 % », soutient-elle.

Le marché peut accueillir 1000 traducteurs et interprètes par année, alors que toutes les universités canadiennes confondues n'en forment qu'un peu plus de 300 annuellement.