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Examens plus sévères pour les aspirants citoyens

Immigrant prêtant serment au Canada
Photo: La Presse canadienne / Paul Chiasson
Radio-Canada

Depuis trois semaines, l'examen de citoyenneté canadienne auquel sont soumis les immigrants exige une meilleure connaissance de l'anglais ou du français. La note de passage a aussi été relevée.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a modifié l'examen de citoyenneté canadienne auquel sont soumis les immigrants de manière à le rendre plus difficile.

Depuis le 15 mai, les questions auxquelles doivent répondre les adultes de moins de 55 ans qui aspirent à devenir Canadiens nécessitent une meilleure connaissance de l'une ou l'autre des deux langues officielles et une meilleure compréhension de la société canadienne.

Les candidats doivent toujours répondre à un questionnaire à choix multiples, mais la formulation de certaines questions est maintenant plus complexe, plus nuancée.

Par exemple, plutôt que de demander le nom du premier ministre du Canada, l'examen pourrait demander à un candidat de déterminer la différence entre le rôle du premier ministre et celui de la reine.

En entrevue, le ministre de l'Immigration, Jason Kenney, s'était déjà dit surpris de constater que certains nouveaux citoyens canadiens n'étaient pas en mesure de s'exprimer en français ni en anglais, comme la loi l'exige.

Il faut avoir la capacité de communiquer avec notre famille. Et les langues de notre famille canadienne, c'est l'anglais et le français.

Le ministre de l'Immigration, Jason Kenney

Selon le porte-parole du ministre Kenney, Alykhan Velshi, la note requise pour réussir l'examen est en outre passée de 60 % à 75 %. Une personne qui échoue à un examen n'est pas expulsée du pays, mais elle doit présenter une nouvelle demande.

Un avocat spécialisé en droit de l'immigration, Patrice Brunet, dit qu'il va de soi que les nouveaux citoyens canadiens doivent bien s'exprimer dans l'une des deux langues officielles. Il craint toutefois un examen trop difficile qui exclurait des gens moins scolarisés.

« On s'entend que la citoyenneté canadienne est un principe qui ne devrait pas refléter un niveau d'éducation. C'est plutôt un attachement, un engagement envers le pays », soutient M. Brunet.

D'après un reportage de Brigitte Bureau