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Le gouvernement propose d'ajouter 30 députés

Les nouveaux sièges prévus par le projet de loi

Les nouveaux sièges prévus par le projet de loi

Radio-Canada

Les conservateurs déposent un projet de loi sur la réforme démocratique qui prévoit l'ajout de 18 députés fédéraux en Ontario, 7 en Colombie-Britannique et 5 en Alberta. Les autres provinces conserveront leur nombre actuel de sièges.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a déposé jeudi un projet de loi qui entraînerait l'ajout de 30 sièges à la Chambre des communes.

Le but du projet est d'assurer une représentation plus équitable des provinces qui ont connu, ces dernières années, une forte croissance démographique, a expliqué Steven Fletcher, le ministre de la Réforme démocratique.

L'Ontario obtiendrait donc 18 nouveaux députés fédéraux, tandis que la Colombie-Britannique en aurait 7 et l'Alberta, 5.

Quant aux autres provinces, elles conserveraient le nombre de sièges qu'elles détiennent actuellement. Le Québec est, par conséquent, assuré de garder ses 75 députés fédéraux.

« Le projet de loi garantit également au Québec et à l'ensemble des autres provinces le nombre actuel de sièges qu'elles détiennent, même si leur population ne le justifie pas », a précisé jeudi Steven Blaney, le député conservateur de Lévis-Bellechasse.

Reste que si ce projet est adopté, le nombre total de sièges passera de 308 à 338. Le poids relatif des provinces dont le nombre de sièges n'a pas augmenté diminuera donc mécaniquement : avec 75 sièges sur 338, la voix politique du Québec sera plus faible qu'avec 75 sièges sur 308.

La seule façon pour la province de reprendre du poids politique à la Chambre des communes serait de prendre du poids démographique grâce à une augmentation de la natalité ou de l'immigration, comme l'a laissé entendre Steven Blaney.

Le Bloc québécois a dénoncé la nouvelle tentative du gouvernement de modifier la composition de la Chambre des communes. Il s'agit, selon lui, d'un stratagème politique. La bloquiste Claude DeBellefeuille a parlé de cette réforme comme d'une manoeuvre partisane au détriment de la nation québécoise.