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La CPI ouvre une enquête

Violences postélectorales au Kenya
Violences postélectorales au Kenya Photo: AFP / Walter Astrada
Radio-Canada

La Cour pénale internationale autorise le procureur général Luis Moreno-Ocampo à enquêter sur de possibles crimes contre l'humanité commis dans la foulée de la présidentielle de décembre 2007.

Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, enquêtera afin de déterminer si des crimes contre l'humanité ont été commis dans la foulée de l'élection présidentielle du 27 décembre 2007 au Kenya.

M. Moreno-Ocampo a reçu l'autorisation d'aller de l'avant, mercredi, après qu'une majorité de juges de la chambre préliminaire II eurent approuvé la requête qu'il avait présentée à ce sujet.

Le scrutin présidentiel de 2007 a donné lieu à une grave crise politique au Kenya. L'opposant Raïla Odinga avait accusé le président sortant Mwai Kibaki d'avoir truqué les résultats pour éviter d'être défait.

La crise, qui a duré plusieurs semaines, avait entraîné des affrontements entre différents groupes ethniques, qui se sont soldés par plus de 1200 morts, 3500 blessés et quelque 350 000 personnes déplacées.

Dans leur décision, les juges de la CPI ont souligné le « manque de procédures nationales au Kenya ou dans tout autre État tiers » et la « réticence » des autorités kényanes à « traiter » les violences postélectorales.

Dans un communiqué publié après la décision, le procureur Moreno-Ocampo a souligné que cette décision « signifie qu'aucune impunité ne sera accordée aux principaux responsables des crimes commis lors de la flambée de violence qui a fait suite aux élections ».

Une liste confidentielle remise récemment aux juges par le procureur Moreno-Ocampo comprenait les noms de 20 personnes soupçonnées d'avoir organisé ou financé les violences. Il s'agit d'hommes d'affaires ou de politiciens liés au Parti de l'unité nationale de Mwai Kibaki ou au Mouvement orange de Raila Odinga.

Une porte-parole du procureur de la CPI soutient qu'un mandat d'arrêt ou une citation à comparaître ne pourront être lancés avant la fin de l'été.

La crise politique au Kenya a été résolue au terme d'un long processus de médiation mené par l'ancien secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. Un poste de premier ministre a été créé pour M. Odinga. Le système reste tout de même dysfonctionnel.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters