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Clinton affiche ses couleurs

Hillary Clinton au sommet préparatoire du G8

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À l'issue de la rencontre des ministres des Affaires étrangères du G8, Hillary Clinton estime que l'organisation devrait inclure la contraception et l'avortement dans son plan pour aider les femmes des pays pauvres.

La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a exprimé sans détour son opinion sur les discussions du G8 entourant la santé des femmes et des enfants des pays en développement, qui sera un des enjeux centraux abordés lors du sommet qui aura lieu cet été à Huntsville, en Ontario.

Les ministres des Affaires étrangères du G8 étaient étaient d'ailleurs réunis à Gatineau, lundi et mardi, afin de préparer le terrain pour ce sommet.

Interrogée par les journalistes lors du point de presse, Hillary Clinton a indiqué qu'elle ne se prononçait pas sur la décision que prendrait le Canada, mais elle n'a pas hésité à exprimer son opinion sur le sujet.

Il n'y a pas de santé maternelle sans santé reproductive. Et la santé reproductive inclut la contraception, la planification familiale ainsi que l'accès légal et sécuritaire à l'avortement.

Une citation de :Hillary Clinton

« Je ne crois pas que les gouvernements devraient être impliqués dans de telles décisions. C'est parfaitement légitime que les gens aient leur point de vue personnel basé sur leur conscience, leur religion ou toute autre raison. Mais j'ai toujours cru que le gouvernement ne devait pas intervenir dans des décisions aussi intimes », a-t-elle affirmé.

Au Canada, le gouvernement conservateur s'est attiré, ces dernières semaines, des critiques pour avoir refusé de préciser si le plan visant à diminuer le taux de mortalité des femmes inclurait la contraception et l'avortement.

La réponse de Mme Clinton a été beaucoup plus directe que celle des libéraux, qui ont insisté sur la planification familiale tout en évitant d'utiliser le mot « avortement ».

La sécurité au menu

Au cours des deux derniers jours, le programme nucléaire iranien a par ailleurs été un thème central des discussions des chefs de la diplomatie des pays du G8.

Le premier ministre Stephen Harper a donné le ton dès l'ouverture de la séance de mardi, exhortant Téhéran, soupçonné de vouloir se doter de l'arme nucléaire, à cesser l'enrichissement d'uranium. Il a également préconisé des sanctions « si nécessaire ».

La mention de sanctions a toutefois été exclue de la déclaration finale, qui a utilisé des mots atténués.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a visité l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz en avril 2008.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a visité l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz en avril 2008.

Photo : La Presse canadienne / AP/Bureau du président iranien

« Les ministres du G8 ont convenu de demeurer ouverts au dialogue avec l'Iran », a déclaré l'hôte de la réunion, le chef de la diplomatie canadienne Lawrence Cannon. « Mais nous convenons aussi qu'il est temps que la communauté internationale prenne les mesures qui s'imposent pour exercer des pressions sur l'Iran. »

La secrétaire d'État américaine a de son côté précisé que la décision de sanctions incombait au Conseil de sécurité de l'ONU, ajoutant qu'un consensus à ce sujet serait à portée de main.

Mme Clinton avait déclaré la veille vouloir attendre les « suggestions » de la Chine, membre permanent du Conseil de sécurité qui s'est opposé, ces derniers mois, à des sanctions contre Téhéran. Son homologue russe, Sergueï Lavrov, lui a emboîté le pas mardi.

Les ministres du G8 ont aussi adopté une déclaration affirmant leur « soutien inconditionnel » au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires et à la création d'une zone dénucléarisée au Moyen-Orient.

À l'instar de premier ministre Harper, les ministres présents ont également sommé Kaboul d'assumer ses responsabilités, afin qu'il améliore la gouvernance, renforce l'État de droit et combatte la corruption.

Ils ont demandé aux autorités afghanes de « clarifier leur vision pour le pays » à l'occasion d'une conférence internationale prévue en mai et de garantir que l'Afghanistan « ne redevienne pas un havre des terroristes ».

Moins sévère à l'endroit du président Hamid Karzaï que ses homologues, Mme Clinton a déclaré que la situation en Afghanistan lui inspirait à la fois « de l'optimisme et de la prudence ». Si le gouvernement afghan « a fait bon nombre de choses qui étaient promises à la communauté internationale », d'autres problèmes « attendent toujours des solutions », a-t-elle fait valoir.

Avec les informations de Agence France-Presse, et La Presse canadienne

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