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Le maire Labeaume s'excuse

Régis Labeaume lors de la conférence de presse
Régis Labeaume lors de la conférence de presse
Radio-Canada

Le maire de Québec, Régis Labeaume, présente ses excuses aux journalistes pour son attitude lors du point de presse sur l'annulation du contrat avec Clotaire Rapaille. La FPJQ les lui avait demandées.

L'attitude du maire Régis Labeaume, lors du point de presse sur l'annulation du contrat avec Clotaire Rapaille, lundi, a provoqué de nombreuses réactions de réprobation. À un point tel que le maire de Québec a finalement accepté de présenter ses excuses, du bout des lèvres, aux journalistes, comme le lui demandait la Fédération professionnelle des journalistes du Québec.

« Si je vous ai offensés, je suis désolé pour vous autres, je m'en excuse », a dit le maire Labeaume.

On a chacun nos mauvaises journées; hier, j'en avais mon "tas". Je vous ai trouvés très agressifs, vous m'avez trouvé très agressif, alors je pense qu'on a chacun nos torts là-dedans.

Le maire Régis Labeaume

En conférence de presse, le maire de Québec s'en est pris aux journalistes qui le questionnaient sur sa décision d'embaucher le consultant français, dont le curriculum vitae n'est pas conforme à la réalité. Régis Labeaume a notamment attaqué la journaliste Isabelle Porter, du quotidien Le Devoir.

On se connaît bien vous et moi. On est beaucoup à se demander pourquoi vous couvrez la Ville d'ailleurs. [...] Ton article, chère Isabelle, de la semaine dernière, était du beau journalisme de colonisé.

Régis Labeaume, s'adressant à la journaliste Isabelle Porter

La FPJQ indignée

Le comportement du maire a profondément outré le président de la FPJQ, Brian Myles. Il estime que le maire Labeaume a affiché un mépris intolérable. « Ça m'insulte, comme président de la FPJQ, d'entendre un élu comme ça. Il a été déculotté par sa propre méprise en donnant un mandat à M. Rapaille et là, il cherche une sorte de satisfaction dans le mépris qu'il affiche auprès des journalistes », déplore-t-il.

Brian Myles, président de la FPJQBrian Myles, président de la FPJQ

Brian Myles souhaite lui rappeler que, sous aucun prétexte, les journalistes qui font un travail honnête et intègre ne devraient subir les attaques des élus municipaux.

Brian Myles souligne que le travail des journalistes était d'intérêt public puisque les journalistes ont exposé « les faillites intellectuelles de Clotaire Rapaille et le potentiel limité de l'exercice de marketing de la Ville de Québec » .

La direction du quotidien Le Devoir a aussi été choquée par l'attitude cavalière du maire lorsqu'il s'est adressé à la journaliste, en la tutoyant et en l'appelant par son prénom. La rédactrice en chef Josée Boileau estime que le maire a perdu de son lustre.

« Il y avait vraiment une insistance qui était frappante hier et ça, on l'a rarement vu. J'ose espérer qu'il n'est pas comme ça dans toutes les conférences de presse. Vu de Montréal, ce n'est pas l'image qu'on en avait », souligne Mme Boileau.

Elle ajoute que les élus ont une responsabilité « qui n'est certainement pas de personnaliser les relations avec les journalistes avec une certaine condescendance ».

La rédaction du Devoir a consacré sa page éditoriale à ce sujet dans son édition de mardi.

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