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La prison pour quatre prévenus

Tribunal de Shanghai

Tribunal de Shanghai

Photo : La Presse canadienne / AP Photo/Ng Han Guan

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Quatre dirigeants de l'entreprise anglo-australienne reconnus coupables de corruption et d'espionnage devront purger une peine d'emprisonnement de sept à quatorze ans.

Un tribunal chinois condamne quatre employés du géant minier anglo-australien Rio Tinto à des peines d'emprisonnement de sept à quatorze ans pour corruption et vol de secrets industriels.

Stern Hu, un citoyen australien d'origine chinoise qui dirigeait les activités de Rio Tinto dans le secteur du minerai de fer en Chine, a été condamné à 10 ans de prison. Trois autres employés chinois du groupe australien devront purger des peines variant de 7 à 14 ans de détention.

Les quatre accusés avaient plaidé coupables aux accusations de corruption et d'espionnage, mais un seul a avoué avoir volé des secrets industriels.

L'Australie, qui n'a pu avoir un accès libre à toutes les étapes du procès, estime que ces condamnations sont très sévères.

Malgré le comportement inacceptable de quatre de ses salariés, Rio Tinto entend poursuivre ses efforts pour établir des relations avec la Chine.

L'entreprise a tenu à préciser que ces activités illicites avaient été menées en dehors de toute structure du groupe. Rio Tinto affirme avoir lancé une deuxième enquête sur cette affaire.

Le procès en bref

Les autorités chinoises reprochent à ces quatre personnes d'avoir « utilisé des moyens inadéquats », c'est-à-dire d'avoir corrompu des employés de compagnies d'acier chinoises pour obtenir des informations confidentielles en vue de négociations avec les aciéries du pays sur les prix internationaux du minerai de fer.

Ils sont aussi accusés d'avoir reçu des pots-de-vin. Pour M. Hu, le responsable du groupe à Shanghai, ceux-ci s'élèveraient à près de 1 million de dollars.

Les quatre employés ont été arrêtés à l'été 2009. Les entreprises sidérurgiques chinoises négociaient alors le prix du minerai de fer avec les minières étrangères, dont Rio Tinto. Ces négociations ont achoppé.

Un mois plus tôt, l'entreprise d'aluminium Chinalco avait tenté de doubler sa participation dans le capital du groupe anglo-australien en échange de près de 20 milliards de dollars, sans succès.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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