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L'intégrité du faiseur d'image mise en doute

Clotaire Rapaille

Clotaire Rapaille

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des révélations du quotidien Le Soleil sur le curriculum vitae de Clotaire Rapaille ébranlent le maire Régis Labeaume, qui demande des explications le plus rapidement possible.

Le consultant en marketing Clotaire Rapaille, embauché pour refaire l'image de la ville de Québec, est maintenant au centre d'une controverse.

Une enquête du journal Le Soleil révèle des irrégularités dans son curriculum vitae et dans sa liste de clients. M. Rapaille aurait reconnu lui-même avoir exagéré certaines histoires.

Ainsi, le quotidien remet en question la nature de son doctorat et ses « ouvrages de référence » qui seraient difficiles à trouver.

Le journal écrit que M. Rapaille « a même reconnu en entrevue ne pas avoir travaillé pour le gouvernement français dans les années 70, comme il le mentionne pourtant dans sa liste de clients. De plus, alors qu'il affirmait avoir travaillé pour des villes, il a avoué ne jamais avoir refait l'image d'une cité, tâche pour laquelle Québec lui verse un salaire de 250 000 $ et lui alloue des dépenses de 20 000 $ ».

La fin du contrat réclamée

Le conseiller indépendant Yvon Bussière soutient que Clotaire Rapaille a déjà insulté les Québécois avec ses déclarations controversées. Il estime que ces nouvelles révélations constituent une raison de plus pour résilier son contrat. « À l'insulte se rajoute un discrédit sur son curriculum vitae, des faussetés qui nous arrivent en même temps. Je pense que tous ces éléments-là justifient M. le maire pour arrêter dès maintenant ce contrat-là », dit-il.

La Ville réagit

Quatre partenaires, dont la Ville de Québec, se partagent la facture totale de l'embauche de Clotaire Rapaille. La Ville de Québec et le maire Labeaume, qui se sont faits porteurs de ce projet, réagissent à la nouvelle controverse.

Paul-Christian Nolin, attaché de presse du maire LabeaumeAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Paul-Christian Nolin, attaché de presse du maire Labeaume

L'attaché de presse du maire Labeaume, Paul-Christian Nolin, justifie l'embauche de M. Rapaille. « M. Rapaille est déjà une personnalité connue. Il avait fait l'objet d'articles dans le New York Times, dans le Fortune Magazine, et des magazines comme ceux-là sont des sources crédibles. Il a un site Internet, il a une réputation, par conséquent, rien ne laissait présager qu'il y avait autant de demi-vérités dans son curriculum vitae », affirme M. Nolin.

Ces révélations ont néanmoins ébranlé le maire de Québec, Régis Labeaume, au point qu'il somme l'expert en marketing de venir s'expliquer le plus rapidement possible.

En attendant les explications du « psychanalyste » la Ville a décidé de retenir la deuxième tranche de ses honoraires.

Clotaire Rapaille a été embauché par la Ville de Québec pour qu'il trouve une façon de rendre l'image de la ville plus attrayante, pour qu'il trouve « le code de la ville de Québec ».

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