•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Manifestation contre le choix de Latulippe

Gérard Latulippe

Gérard Latulippe

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À Montréal, des militants des droits de la personne réitèrent leur opposition à la nomination du nouveau président de l'organisme fédéral, Gérard Latulippe, et dénoncent l'ingérence du gouvernement Harper.

Une quarantaine d'organisations, dont la Ligue des droits et libertés et Amnistie internationale, ont manifesté vendredi à Montréal devant les bureaux de Droits et démocratie pour réitérer leur opposition à la nomination de Gérard Latulippe à la tête de cette institution fédérale.

La manifestation a coïncidé avec l'entrée en fonction de M. Latulippe comme président de Droits et démocratie.

Des militants des droits de la personne, environ une centaine, ont brandi des pancartes portant des slogans hostiles à l'institution fédérale et à son nouveau président. Ils ont dénoncé l'ingérence du gouvernement Harper et ont réclamé une enquête indépendante sur la nomination de M. Latulippe.

Les participants à la manifestation ont aussi réclamé la désignation d'un autre président de Droits et démocratie, dont « l'indépendance et l'expertise sont reconnues ».

Les organisateurs de la manifestation soutiennent que « le virage idéologique » que les conservateurs essaient d'imposer à Droits et démocratie « met en péril le caractère indépendant et non partisan de l'organisme, qui a pu jusqu'à tout récemment contribuer de manière effective à la protection et à la promotion des droits humains dans le monde ».

La manifestation a été organisée par une coalition d'organisations oeuvrant dans le domaine des droits de la personne et du développement international, dont Amnistie Internationale, la Ligue des droits et libertés, la Fédération des femmes du Québec et de nombreux groupes syndicaux.

Les manifestants estiment que la défense de la démocratie est en danger si elle est confiée à des idéologues qui sont pour la peine de mort, contre les droits des gais et des femmes, en somme contre les principes qui sont à la base du combat pour les droits de la personne.

La présidente de la Fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi, pense que le virage de Droits et démocratie ne fait que refléter l'orientation du gouvernement Harper. D'après elle, la controverse qui secoue présentement Droits et démocratie est un signe flagrant de l'effritement de la démocratie canadienne.

Le temps est venu pour toute la population de réclamer la fin de l'ingérence des conservateurs fédéraux dans cet organisme qui est le fer de lance du Canada en matière de droits humains et de développement démocratique.

Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec

Pour sa part, Steve Foster, président de la Coalition des gais et lesbiennes du Québec, a indiqué que, « par son ingérence idéologique, le gouvernement conservateur est en train de détruire une organisation qui faisait la fierté du Canada dans le monde entier ».

Un choix contesté

La nomination de Gérard Latulippe a été contestée unanimement par les partis d'opposition à Ottawa. Ils ont dénoncé le « choix de partisan » de cet ex-candidat de l'Alliance canadienne, l'ancêtre de l'actuel Parti conservateur du Canada, qui a été aussi le lieutenant québécois au chef de l'Alliance de l'époque, Stockwell Day.

Gérard Latulippe est également contesté pour ses propos controversés sur l'immigration musulmane, tenus dans le cadre de la Commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables. On lui reproche aussi ses positions sur la peine de mort et le mariage gai.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !