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Charest défend son projet de loi; Ignatieff l'appuie

Jean Charest à l'Assemblée nationale le 23 mars 2010

Jean Charest à l'Assemblée nationale le 23 mars 2010

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Malgré les critiques du PQ, le premier ministre du Québec juge que le projet de loi visant à bannir le voile intégral dans les services publics est suffisant. Le chef libéral fédéral, Michael Ignatieff, est d'accord avec lui.

Le premier ministre du Québec croit que le projet de loi visant à interdire le port du voile intégral dans les services de l'administration publique est suffisant.

Jean Charest réplique ainsi à l'opposition péquiste qui juge que le projet de loi ne va pas assez loin.

Le premier ministre croit plutôt que c'est la chef du Parti québécois (PQ), Pauline Marois, qui va trop loin en suggérant que le projet de loi devrait interdire le hidjab, qui recouvre les cheveux et le cou des femmes qui le portent. M. Charest donne l'exemple des religieuses du Québec pour justifier sa position. « Les religieuses au Québec portent le voile », a souligné M. Charest qui estime qu'interdire le hidjab porterait atteinte aux religieuses.

Des services publics à visage découvert

Déposé mercredi à l'Assemblée nationale par la ministre de la Justice, Kathleen Weil, le projet de loi 94 vise à interdire aux employés de l'appareil gouvernemental de porter un voile intégral au travail.

Si elle est adoptée, la loi interdirait aussi à une femme portant un niqab ou une burqa de solliciter un service offert par l'appareil gouvernemental du Québec, qu'il s'agisse de commissions scolaires, d'écoles privées subventionnées, de cégeps, d'établissement de santé ou de centres de la petite enfance.

La loi s'appliquerait aussi à la SAAQ et la RAMQ.

M. Charest a aussi renvoyé la balle au PQ, l'exhortant de préciser jusqu'où il serait prêt à aller, alors que des députés péquistes disent souhaiter interdire le port de la croix.

« Quand on pousse ça dans sa logique, ils vont jusqu'où au PQ? [...] Moi je pense qu'il y un élément de gros bon sens aussi qu'on doit appliquer là-dessus », a déclaré le premier ministre.

Jean Charest a répété que le projet de loi témoigne de la « laïcité ouverte » que prône le Québec et qu'il aidera le gouvernement à établir des balises qui permettront d'encadrer les accommodements à venir.

Selon lui, le projet de loi est équilibré et juste. « Nous, on a proposé une formule qui est un bon équilibre dans l'expression de nos valeurs à nous. Et nous croyons que le projet de loi va être très utile pour nous aider maintenant à mieux gérer les cas qu'on appelle d'accommodements raisonnables », a-t-il expliqué.

L'appui du Michael Ignatieff

Michael Ignatieff, chef du Parti libéral, à la Chambre des communes le 8 mars 2010Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le chef libéral Michael Ignatieff, lors de la période des questions

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Le chef libéral fédéral Michaël Ignatieff appuie le projet de loi. Il a soutenu que les accommodements raisonnables impliquaient que chaque parti fasse des concessions, un principe qui, selon lui, est respecté dans le projet du gouvernement Charest.

Michaël Ignatieff a également réfuté les allégations de certains groupes musulmans et commentateurs canadiens selon lesquelles le Québec est plus intolérant que les autres provinces du pays.

Michaël Ignatieff est le premier chef fédéral à se prononcer ouvertement sur la question du port des voiles religieux dans les services publics.

Avec les informations de La Presse canadienne

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