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L'UPA sonne l'alarme

Ferme
Radio-Canada

L'Union des producteurs agricoles de la Mauricie craint que les modifications apportées au programme d'assurance stabilisation de la Financière agricole du Québec entraînent la disparition de 150 entreprises agricoles.

L'Union des producteurs agricoles (UPA) de la Mauricie craint que 150 entreprises agricoles de la région soient forcées de fermer boutique en raison des modifications qui seront apportées au programme d'assurance stabilisation de la Financière agricole.

Le programme assure un revenu annuel net aux producteurs en offrant une compensation lorsque le prix moyen de vente d'un produit est inférieur à son coût de production. Ce montant est établi après enquête auprès d'entreprises agricoles spécialisées dans chacun des secteurs.

Or, la Financière agricole s'apprête au cours des prochains jours à revoir la façon de calculer ces compensations en excluant 25 % des entreprises qui figurent parmi les moins productives et en diminuant les coûts reliés à la main-d'oeuvre.

Selon l'UPA Mauricie, cette mesure équivaut à une compression de 9,4 millions de dollars pour la région.

Pour Gilles Boisvert, un producteur de porcs, cette décision risque de sonner le glas de son entreprise. « La ferme va disparaître. Je vais dire quelque chose de grave, mais chez nous on a la chance de ne pas avoir de relève pour prendre notre place. Il n'est pas question que mon fils prenne la relève et qu'il tombe dans les mêmes situations que nous autres. On a décidé que la crise tire à sa fin. »

Un dur coup pour l'économie

L'UPA Mauricie redoute que le plafonnement du programme d'assurance stabilisation porte un dur coup à l'économie régionale, qui vit déjà des heures difficiles.

« On a des municipalités qui sont dévitalisées. Présentement, c'est vraiment l'exode des jeunes. [...] C'est rendu que les producteurs souhaitent quasiment qu'il n'ait pas de relève chez eux. Ça veut dire qu'il va y avoir des maisons à vendre un peu partout. Il va y avoir des bâtiments qui vont être laissés à eux-mêmes. Il va y avoir des terres qui vont être en friche », soutient le président de l'UPA Mauricie, Martin Caron.

Le dépôt du budget du Québec, mardi, ne donne malheureusement aucune lueur d'espoir aux producteurs agricoles, puisque l'enveloppe de la Financière agricole est déjà déterminée.

L'Union des producteurs agricoles demande toutefois au gouvernement Charest d'adopter une vision à long terme de l'agriculture.