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Benoît XVI de nouveau embarrassé

Benoît XVI (archives)

Benoît XVI (archives)

Photo : AFP / Alberto Pizzoli

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le New York Times affirme que Joseph Ratzinger a occulté le cas d'un autre prêtre pédophile lorsqu'il était archevêque de Munich. Les évêques défendent le Saint-Père et le cardinal Marc Ouellet dénonce l'attitude des médias.

Le pape Benoît XVI est confronté, une nouvelle fois, à une affaire d'agression sexuelle impliquant un membre de son église.

Le New York Times affirme que Joseph Ratzinger a mal géré le cas d'un prêtre pédophile lorsqu'il était archevêque de Munich. Les faits remontent à 1980 et concernent le père Peter Hullermann.

L'homme, reconnu pour avoir des problèmes à caractère sexuel, a obtenu le droit de travailler à nouveau auprès d'enfants, et ce, même s'il sortait tout juste d'une thérapie pour soigner ses problèmes de pédophilie.

Son supérieur, Joseph Ratzinger, a été mis au fait de cette décision par écrit et n'est pas intervenu pour empêcher le retour du prêtre dans un milieu où il pouvait commettre d'autres actes répréhensibles. Quelques années plus tard, de nouvelles accusations d'agressions sexuelles sur de jeunes garçons ont été déposées contre le père Hullerman.

Selon le New York Times, Joseph Ratzinger a reçu au moins deux notes sur l'affaire en 1980. La première l'informant des problèmes sexuels du père Hullermann et la seconde, du transfert du père Hullermann dans une autre communauté après sa thérapie.

Peter Hullermann a été reconnu coupable d'agression sexuelle en 1986 et de nouveaux faits sont allégués, cette semaine, à son sujet pour des actes commis en 1998. L'homme est décédé en 2008.

Des porte-parole de l'Église ont mentionné au New York Times que les notes expédiés à Joseph Ratzinger, devenu Benoît XVI en 2005, étaient des documents de routine, et que personne ne peut confirmer si ce dernier les avait lus ou s'il en avait même pris connaissance.

Autre affaire

Jeudi, un article du New York Times mentionnait que Joseph Ratzinger avait étouffé une autre affaire mettant en cause un prêtre de Milwaukee au Wisconsin, soupçonné d'avoir violenté 200 enfants sourds entre 1950 et 1970. Mis au courant de ces cas, Benoît XVI, qui était alors cardinal et gardien des doctrines de la foi, n'a pris aucune sanction contre le prêtre fautif, qui est mort quelques années plus tard sans jamais avoir été jugé.

Plus tôt cette semaine, le pape Benoît XVI a par ailleurs accepté la démission de l'évêque irlandais John Magee, qui a reconnu avoir mal géré les cas de prêtres pédophiles dans son pays.

Le clergé monte aux barricades

Les allégations du New York Times suscitent de nombreuses réactions. Les évêques de France disent éprouver « honte et regrets » devant les actes de pédophilie commis par des membres de l'Église. Ils apportent néanmoins leur soutien au pape Benoît XVI.

« Ceux qui ont commis ces actes défigurent notre Église, blessent les communautés chrétiennes et étendent la suspicion sur tous les membres du clergé », peut-on lire dans la lettre adressée au pape par les évêques de France.

Par voie de communiqué, l'archevêque de Québec Marc Ouellet a pour sa part tenu dénoncé ce qu'il a qualifié de « procès d'intention » fait au pape par les médias.

Le cardinal Ouellet ajoute que Joseph Ratzinger, durant toute sa carrière ecclésiastique, n'a jamais toléré les écarts sexuels de prêtres.

Le cardinal Marc Ouellet Le Saint-Père a toujours témoigné du même esprit de tolérance zéro à ce sujet, et ce, lors de chacune de ses responsabilités menant à son pontificat. Prétendre le contraire, c'est se tromper profondément sur cet homme de compassion et de justice.

L'archevêque de Québec Marc Ouellet

La fondatrice de l'Association des victimes de prêtres, France Bédard, a accusé le cardinal de jouer avec les mots lorsqu'il évoque la tolérance zéro, affirmant que ce dernier « utilise volontairement [ce] terme [...] à mauvais escient ». Selon elle, l'Église catholique n'a pas l'intention d'expulser les prêtres pédophiles de ses rangs.

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