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  • Exclusif
  • Les citoyens s'opposent à une taxe spéciale

    Station de ski du Mont-Orford
    Radio-Canada

    Selon un sondage Segma/Unimarketing pour le compte de Radio-Canada, 65 % des résidents de Magog, d'Orford et d'Eastman s'opposent à la hausse de la TVQ pour relancer la station touristique du parc du Mont-Orford.

    Près des deux tiers des résidents de Magog, d'Orford et d'Eastman s'opposent à une hausse de la TVQ pour relancer la station touristique du parc du Mont-Orford. C'est ce que révèle un sondage réalisé par la firme Segma/Unimarketing pour le compte de Radio-Canada.

    Par ailleurs, 68 % des répondants affirment n'avoir fréquenté ni la station de ski ni le terrain de golf du Mont-Orford au cours de la dernière année.

    Quoi qu'il en soit, toujours selon les données du sondage, 69 % des personnes interrogées se disent en désaccord avec la fermeture de ces attractions, même s'il est démontré clairement qu'elles ne sont pas rentables.

    Pour la mairesse de Magog, Vicky May Hamm, ces résultats reflètent le sentiment qui circule au sein de la population. « La lecture qu'on avait, c'est que les gens voulaient qu'on sauve la montagne. Ce que j'entends, c'est qu'ils veulent encore ça en grande majorité, mais évidemment sans piger dans leurs poches. »

    De son côté, le président de la Chambre de commerce Magog-Orford estime que la communauté devra s'impliquer pour sauver le golf et le centre de ski. « Si on pose la question suivante, parce que c'est là le vrai débat, est-ce que je serais intéressé moi, en tant qu'individu de la région, à investir 40 $ à 50 $ de mes poches par année pour sauver 19 millions de retombées économiques? Peut-être que la réponse serait différente », soulève Guy Plante.

    À savoir qui serait le meilleur gestionnaire à long terme pour la station touristique, les répondants donnent leur appui à un entrepreneur privé à 24 %. La Société des établissements de plein air du Québec (SEPAQ), l'actuel gestionnaire, arrive ex aequo avec la Coopérative de solidarité du Mont-Orford à 21 %. À noter que 14 % des personnes interrogées ont affirmé qu'elles étaient indécises ou qu'elles ne voulaient pas répondre.

    Selon le vice-président de la Coopérative de solidarité du Mont-Orford, ce résultat s'explique notamment par le fait que les gens connaissent peu le regroupement. « Si on avait à faire le sondage peut-être dans six mois d'ici, je suis à peu près convaincu que la moyenne serait plus élevée qu'actuellement », indique André Martin.

    Les élus critiqués

    Par ailleurs, près d'un citoyen sur deux se dit peu ou pas satisfait du travail des élus locaux pour relancer les activités du parc du Mont-Orford. À Orford, cette insatisfaction grimpe à 56 %.

    Le mont OrfordLe mont Orford

    Finalement, le gouvernement de Jean Charest est sévèrement jugé dans ce dossier. Près de 80 % des répondants déclarent être peu ou pas du tout satisfaits du rôle joué par Québec.

    « On nous a reproché en 2007 d'avoir été trop vite dans des solutions. Là, on a dit: "Regardez, on va prendre le temps de le faire comme il faut et on ne le fera pas au dépend de la population et des travailleurs." », explique le député d'Orford, Pierre Reid.

    L'appel d'offres pour trouver un nouveau gestionnaire pour la station touristique devrait être lancé au cours des prochains jours.

    Le sondage a été réalisé auprès de 703 répondants de Magog, d'Orford et d'Eastman entre le 16 et le 21 mars 2010. Sa marge d'erreur est de 4,9 %, 19 fois sur 20.