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Cap sur la souveraineté

Gilles Duceppe à la Chambre des communes, en octobre 2009

Gilles Duceppe à la Chambre des communes, en octobre 2009

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Radio-Canada

Réunis en conseil général à Québec pour célébrer les 20 ans du parti à la Chambre des communes, le chef du Bloc, Gilles Duceppe, remet la souveraineté à l'avant-plan de son programme.

Réunis en conseil général à Québec, les délégués du Bloc québécois célèbrent les 20 ans du parti à la Chambre des communes, et le 20e anniversaire de l'élection de Gilles Duceppe comme premier député souverainiste à Ottawa.

M. Duceppe refuse de considérer la longévité de son parti comme un échec. Rappelons que le Bloc québécois avait été créé de façon temporaire, comme moyen d'accéder à la souveraineté.

« Combien de partis qui ont gagné six majorités consécutives sont prêts à considérer ça comme un échec? J'en connais qui sont jaloux à Ottawa. C'est loin d'être un échec. Ça démontre que les fédéralistes n'ont rien à offrir au Québécois et que les Québécois ne se reconnaissent pas en eux », a-t-il affirmé en point de presse, samedi midi.

Vingt ans après l'échec de l'accord du lac Meech et autant d'années passées à la Chambre des communes, M. Duceppe semble ressentir le besoin de ramener la question de la souveraineté à l'avant plan.

Le Canada ne répondra jamais aux aspirations de notre peuple. Le seul avenir digne pour le Québec c'est la liberté politique, et la liberté politique pleine et entière, ça s'appelle la souveraineté!

Gilles Duceppe, dans son discours à ses militants

Selon certains observateurs, son discours marque un changement de ton qui pourrait être annonciateur du thème des prochaines élections. Au cours des dernières années, le Bloc a beaucoup misé sur la défense des intérêts de la province.

Interrogé à savoir si le Bloc ne serait pas plus populaire s'il se contentait de défendre les intérêts du Québec, M. Duceppe affirme que les gens élisent des députés bloquistes « en sachant qu'il sont souverainistes ». « On ne pourrait pas avoir les idées qu'on défend si on n'était pas des souverainistes », a-t-il affirmé.

Le parti profite de son conseil général pour repenser son mandat et réfléchir sur la pertinence du Bloc à Ottawa, une façon peut-être d'évacuer cette question qui est constamment ramenée sur le tapis par ses détracteurs.

Pour le député Daniel Paillé, ce sont les Québécois qui, chaque élection, décident que le Bloc québécois a encore sa place à la Chambre des communes. « Tant et aussi longtemps qu'il y aura une majorité de comtés fédéraux qui sont représentés par le Bloc, ça veut dire que les Québécois pensent que c'est le Bloc et ses gens qui représentent le mieux leurs intérêts en attendant que la souveraineté soit faite », affirme-t-il.

« Si on avait fait la souveraineté il y a 20 ans, c'est sûr qu'on ne serait plus là. Mais les raisons pour lesquelles on voulait faire la souveraineté existent toujours », renchérit la députée Chistiane Gagnon. Elle donne en exemple le dernier budget fédéral qui, selon elle, n'est pas favorable au Québec.