•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Benoît XVI s'excuse et demande une enquête

Le pape Benoît XVI salue les croyants, à la place Saint-Pierre de Rome, le 17 mars 2010.

Le pape Benoît XVI salue les croyants, à la place Saint-Pierre de Rome, le 17 mars 2010.

Photo : AFP / Andreas Solaro

Radio-Canada

Le pape présente ses excuses aux victimes d'abus sexuels de la part du clergé irlandais et annonce l'ouverture d'une enquête formelle du Vatican sur les diocèses, séminaires et ordres religieux irlandais affectés par le scandale.

Le pape Benoît XVI a présenté ses excuses aux victimes d'abus sexuels de la part du clergé irlandais.

Dans une lettre pastorale, rendue publique samedi, le pape admet que les évêques irlandais ont commis de graves erreurs de jugement en omettant d'écouter les victimes d'actes de pédophilie.

« Vous avez gravement souffert et je suis vraiment désolé », écrit le pape, qui affirme ressentir « de la honte et du remords ».

Benoît XVI ajoute que que les coupables devront répondre de leurs actes devant Dieu et aussi devant la justice.

Benoît XVI annonce également l'ouverture d'une enquête formelle du Vatican sur les diocèses, séminaires et ordres religieux irlandais affectés par le scandale.

Il ajoute qu'il est prêt à rencontrer les victimes pour se rendre compte personnellement de leurs souffrances.

Les victimes irlandaises d'abus sexuels commis par des prêtres se disent profondément déçues par la lettre. Elles disent que le pape reconnaît du bout des lèvres la responsabilité des prêtres, mais pas celle du vatican.

Les victimes sont également déçues parce que la démission du chef de l'église irlandaise, le Cardinal Sean Brady qui a couvert des cas d'abus sexuels, n'est pas exigée dans la lettre.

En novembre, un rapport commandé par le gouvernement de Dublin accusait la hiérarchie catholique irlandaise d'avoir tu des centaines de viols d'enfants ou autres sévices commis par des prêtres dans l'archidiocèse de Dublin entre 1975 et 2004.

Malaise en Allemagne

Les Allemands, eux, attendent avec de plus en plus d'impatience que le pape évoque la situation dans son pays natal, comme il l'a fait pour l'Irlande.

Depuis la fin janvier, il y a une multiplication de révélations sur des cas d'agressions sexuelles et de maltraitance commis par des membres du clergé dans des institutions catholiques. D'autres cas ont aussi été dénoncés dans des établissements protestants et laïcs

Le sujet est extrêmement sensible pour Benoît XVI, originaire de la Bavière.

Son frère, Mgr Georg Ratzinger, est indirectement lié à des cas de sévices sexuels. Il a dirigé durant 30 ans le choeur des petits chanteurs de Ratisbonne, où des cas de sévices sexuels ont été rapportés.

Benoît XVI lui-même a été éclaboussé. Lorsqu'il était archevêque de Munich, il a fait accueillir un prêtre pédophile présumé dans son archevêché pour qu'il y suive une thérapie, en toute connaissance de cause.

La semaine dernière, l'archevêque Robert Zollitsch, président de la Conférence des évêques allemands, a offert des excuses aux victimes de sévices sexuels commis par des prêtres.

Avec les informations de Reuters