•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'idée d'une aide du FMI fait son chemin

Le premier ministre grec, George Papandreou (à gauche) et le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, se sont rencontrés le 17 février dernier.

Le premier ministre grec, George Papandreou (à gauche) et le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, se sont rencontrés le 17 février dernier.

Photo : AFP / Georges Gobet

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Coup sur coup, l'Allemagne, le président de la Commission européenne et les Pays-Bas déclarent envisager une aide du Fonds monétaire international à Athènes, aux prises avec sa dette.

Rejetée par plusieurs depuis le début des difficultés financières de la Grèce, l'idée d'une éventuelle aide du Fonds monétaire international à Athènes rallie plusieurs acteurs européens.

Vendredi, l'Allemagne s'est dite ouverte à cette possibilité par la voix de son porte-parole, Ulrich Wilhelm. « Au cas où il faudrait en venir là, le gouvernement n'exclut pas (le recours) aux ressources du Fonds monétaire international », a-t-il déclaré. Berlin maintient néanmoins que la Grèce va réussir à s'extirper de sa situation.

« Pas une question de prestige », selon Barroso

Une autre salve est venue du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso. « Ce que je veux rappeler, c'est que la Grèce et tous les États membres de l'Union européenne sont membres du FMI », a-t-il lancé lors d'une interview à France 24.

Donc, ce n'est pas une question de prestige, c'est une question de voir quel est le meilleur moyen de répondre à la situation.

Une citation de :Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso

D'autres pays ont joint leur voix à ce concert, notamment les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suède.

La Grèce croit pouvoir s'en sortir seule

Jeudi, la Grèce a pressé l'Union européenne (UE) de s'engager sur une aide la semaine prochaine. Mais le premier ministre grec n'a pas abattu directement la carte du FMI lors d'une récente déclaration : « Notre pays ne recherche pas et ne recherchera pas d'aide financière, que ce soit de nos partenaires européens ou du FMI, ce qui serait notre dernier recours ».

Mardi, un porte-parole déclarait « attendre de voir » comment allait évoluer l'action de l'Union européenne. Cette dernière s'est dite prête à intervenir « si une telle nécessité devait se présenter », selon les propos tenus lundi par le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

La Grèce assure qu'elle a la capacité de mener à bien ses réformes structurelles et ses mesures d'austérité.

Athènes doit néanmoins emprunter plus de 73 milliards de dollars cette année et doit refinancer 27 milliards de dettes dans les deux prochains mois. Ces emprunts se font à un taux de 6 %, ce qui incite le pays à envisager un financement moins cher auprès de l'UE ou du FMI.

Deux acteurs de taille ont toutefois fait part de leur opposition à une aide du FMI au fil de la crise grecque : la France et la Banque centrale européenne (BCE). « Je ne crois pas qu'une aide du FMI à la Grèce soit appropriée », déclarait Jean-Claude Trichet, le président de la BCE, début mars.

Avec les informations de Agence France-Presse, Associated Press, et Reuters

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !