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Bolduc forcé de réagir

Infirmière

Une professionnelle de la santé

Photo : iStockphoto

Radio-Canada

Les universités du Québec menacent de suspendre la formation des infirmières praticiennes spécialisées en raison du manque d'aide gouvernementale, révèle Le Devoir. Le ministre de la Santé jure qu'il s'agit d'une priorité.

Les universités du Québec menacent de suspendre la formation des infirmières praticiennes spécialisées (IPS) en raison du manque d'aide gouvernementale, révèle Le Devoir.

Malgré des promesses répétées du gouvernement, les universités n'ont pas reçu de soutien financier depuis la mise en place de ces programmes, il y a trois ans. Aux prises avec d'importants déficits, elles se plaignent qu'elles n'ont plus les moyens de former ces IPS ou « superinfimières ».

Appelé à réagir, le ministre de la Santé, Yves Bolduc, jure qu'il s'agit d'une priorité pour son gouvernement. « On veut en former à plus grande échelle, donc ça prend une meilleure structure. On est en train de travailler là-dessus. Les gens n'ont pas à s'inquiéter, c'est un dossier que notre gouvernement croit qu'il faut vraiment mettre en place [sic] », a déclaré M. Bolduc.

Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, répond aux questions des journalistes.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le ministre de la Santé, Yves Bolduc, répond aux questions de Radio-Canada.

Il affirme qu'il existe une bonne collaboration entre son ministère et le réseau de l'éducation.

Mais selon Le Devoir, la Conférence des recteurs et des principaux du Québec s'inquiète du silence du gouvernement dans ce dossier. Les doyens auraient récemment envoyé une lettre à Québec dans laquelle ils posent un ultimatum : le gouvernement a jusqu'à la fin du mois pour réagir, sans quoi les programmes pourraient être suspendus.

Une conférence téléphonique devait avoir lieu mercredi matin entre le forum des doyens et les représentants des ministères de la Santé et de l'Éducation.

Pas d'argent pour les postes

Le ministre Bolduc avait promis en 2009 de créer 500 postes de superinfirmières, pour soulager le système de santé. Ces infirmières peuvent poser des diagnostics et prescrire certains médicaments dans les CLSC et les groupes de médecine familiale. Mais depuis, rien n'a été annoncé, ce qui fait que le problème est double. En plus du manque d'argent pour la formation, le gouvernement ne finance pas les postes pour les accueillir.

Ainsi, 58 superinfirmières sont en mesure de pratiquer, mais seulement 19 travaillent en première ligne. À titre de comparaison, l'Ontario en compte 1240.

Selon les projections du ministère de la Santé, 500 superinfirmières permettraient à près d'un demi-million de personnes d'avoir accès à des services de première ligne.

Mardi, l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec a aussi demandé au ministre Bolduc de tenir sa promesse de créer 500 postes d'IPS, à environ une semaine du dépôt du budget.

Avec les informations de Le Devoir

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