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Un médiateur est nommé

Les membres de l'Alliance des professeurs de Montréal manifestaient lundi à Montréal
Les membres de l'Alliance des professeurs de Montréal manifestaient lundi à Montréal

Dans l'espoir de faire avancer les négociations entre la Fédération autonome de l'enseignement, qui regroupe le tiers des enseignants du Québec, et le comité patronal de négociation pour les commissions scolaires francophones, un médiateur prendra le dossier en charge.

Le ministre du Travail du Québec a nommé un médiateur pour tenter de faire progresser les négociations entre le gouvernement Charest et les neuf syndicats de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE), dont l'Alliance des professeurs de Montréal. Le médiateur est Marcel LaPerrière.

C'est ce qu'a déclaré Armand Dubois de la FAE mercredi. Une première rencontre entre les parties, en présence du médiateur, a déjà eu lieu.

La nomination de ce médiateur survient alors que les membres de l'Alliance des professeurs de Montréal se sont prononcés, mardi soir, dans une proportion de 92 %, pour le déclenchement d'une journée de grève légale en juin. L'Alliance compte 8000 membres qui enseignent dans les écoles publiques de l'île de Montréal.

Le contrat de travail des 8000 membres de l'Alliance des professeurs de Montréal vient à échéance le 31 mars prochain. L'Alliance représente 10 % de tous les effectifs enseignants de la province.

« Il est sûr et certain que les négociations avec le gouvernement piétinent, a affirmé Armand Dubois de la FAE lors d'une entrevue avec Radio-Canada.ca. Les enseignants sont prêts à adopter des moyens de pression plus lourds qui peuvent aller jusqu'au vote de grève. »

Les enseignants revendiquent un allègement de leur tâche et l'accroissement des services aux élèves en difficulté.

La précarité d'emploi figure aussi parmi les sujets en litige. L'Alliance des professeurs de Montréal soutient que plus de 80 % des enseignants dans les secteurs de la formation professionnelle et de l'éducation aux adultes n'ont pas de poste permanent. « Cela veut dire que parmi nos 8000 membres, 3000 d'entre eux sont à statut précaire, explique Yves Parenteau, porte-parole de l'Alliance. Et ces secteurs sont en progression constante quant au nombre d'inscriptions ».

Les syndicats d'enseignants de Laval, de l'Ouest-de-l'Île de Montréal et des Basses-Laurentides (pour les écoles de niveau secondaire) ont également voté pour la grève.

Cinq autres syndicats de la FAE se prononceront cette semaine quant au déclenchement d'une journée de grève.

L'exemple de Laval

Mardi soir, 745 membres du Syndicat de l'enseignement de la région de Laval (SERL) ont voté dans une proportion de 91 % pour déclencher une journée de grève légale.

Le SERL compte au total 5000 membres.

Non seulement les enseignants de Laval veulent faire grève, mais ils veulent aussi que leur mouvement ait un impact plus grand encore : « Nos membres ont ajouté un amendement en vertu duquel cette grève devra se faire le jour d'un examen du ministère », a expliqué à Radio-Canada.ca Chantal Crochetière, présidente du SERL.

Pour que cet amendement soit appliqué, il faut toutefois que l'ensemble des syndicats de la FAE l'approuve, et pas seulement celui de Laval. Les syndicats de la FAE se réuniront vendredi à Laval à cet effet.

Par ailleurs, les syndiqués feront entendre leur mécontentement vis-à-vis des offres patronales mercredi soir, à l'assemblée des commissaires de Laval. En janvier dernier, indique Diane Fortin du SERL, 150 syndiqués s'étaient présentés à pareille réunion et en février, ils étaient 400 enseignants.

Le SERL reproche à la Commission scolaire de Laval de restreindre l'accès à cette assemblée en la tenant dans une salle de quarante places.

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