•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Charkaoui poursuit Ottawa

Chargement de l’image

Adil Charkaoui lors d'une manifestation à Ottawa contre les certificats de sécurité (archives)

Photo : La Presse canadienne / Tom Hanson

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Visé par un certificat de sécurité pendant six ans, le Montréalais d'origine marocaine Adil Charkaoui a l'intention de poursuivre le gouvernement fédéral pour 24,5 millions pour atteinte à sa réputation.

Visé par un certificat de sécurité pendant six ans, le Montréalais d'origine marocaine Adil Charkaoui a l'intention de poursuivre Ottawa pour 24,5 millions de dollars pour atteinte à sa réputation.

Le gouvernement fédéral le soupçonnait d'appartenir à un réseau terroriste lié à Al-Qaïda, ce qu'il a toujours nié.

M. Charkaoui réclame une indemnisation en son nom et en celui de ses trois enfants. Il a indiqué que la poursuite civile avait été déposée devant la Cour supérieure du Québec à la fin de février.

Ce n'est pas une question d'argent, a-t-il assuré, mais de rebâtir sa réputation et de recouvrer sa vie.

Adil Charkaoui a indiqué en entrevue à la Presse canadienne qu'il ne voulait pas publiciser la nouvelle parce que ses avocats finalisaient la poursuite. Mais il s'est échappé plus tôt cette semaine et a mentionné la poursuite lors d'une conférence qu'il donnait à Sherbrooke.

Établi au Canada en 1995, Adil Charkaoui a le statut de résident permanent. Il a été arrêté en mai 2003 en vertu d'un certificat de sécurité. Après plus de 21 mois d'incarcération, il a été remis en liberté en 2005 par un juge de la Cour fédérale, qui lui a néanmoins imposé de strictes conditions, dont le port d'un bracelet électronique.

Ces conditions de remise en liberté ont été assouplies en février 2009, puis levées sept mois plus tard par le tribunal. Son certificat de sécurité a été révoqué peu après.

En septembre 2009, il avait réclamé des excuses officielles du gouvernement, qu'il n'a pas obtenues. Il avait également estimé avoir droit à une compensation, pour les « années de souffrance » qu'il a vécues.

Il avait alors rappellé qu'il a séjourné en prison, qu'il a perdu son emploi, qu'il n'a pu retourner au Maroc pendant plusieurs années, qu'il n'a pu avoir de contact avec son enfant pendant près de deux ans et qu'il doit vivre avec les stigmates laissés par les soupçons qui ont pesé sur lui.

« Quand on ne peut pas toucher ses enfants, sa femme, sa famille, qu'il y une vitre entre les êtres qui nous sont chers, c'est incroyable, c'est à en devenir fou », avait-il déploré lors d'une entrevue accordée à Radio-Canada.ca en 2005.

Les certificats de sécurité

Le certificat de sécurité est une mesure d'exception utilisée à l'encontre d'individus considérés comme une menace pour le Canada.

Avec les informations de La Presse canadienne

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !