•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Vers une loi contre le voile intégral

Une femme portant le niqab dans une rue de Lyon, en France, le 25 janvier 2010.

Une femme portant le niqab dans une rue de Lyon, en France, le 25 janvier 2010.

Photo : AFP / Philippe Desmazes

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le premier ministre François Fillon annonce le dépôt, au printemps, d'un projet de loi visant à interdire le port du niqab et de la burqa, désigné comme une pratique « d'un autre âge ».

Le premier ministre français, François Fillon, a annoncé jeudi soir qu'un projet de loi visant à interdire le port du voile intégral en France serait déposé « au printemps ». Cette interdiction s'appliquerait partout, dans l'espace public et dans la rue.

Signe d'un « repli communautaire » et d'un « prosélytisme agressif », le port de la burqa, du niqab ou de toute autre forme de voile intégral « n'est pas acceptable dans notre République », a-t-il déclaré.

« La pratique du port du voile intégral heurte notre conception ouverte de la vie sociale. Le voile intégral est contraire aux principes fondamentaux d'égalité entre hommes et femmes. En démocratie, on ne vit pas masqué. »

— Une citation de  Le premier ministre français, François Fillon

« C'est la raison pour laquelle au printemps, nous allons légiférer pour interdire ces pratiques d'un autre âge », a-t-il poursuivi.

Le premier ministre va plus loin que la mission d'information parlementaire sur le port de la burqa et du niqab, qui avait déposé un rapport en janvier dernier. À l'issue de 200 consultations publiques, celle-ci avait conclu dans la division que la France devrait se prononcer contre le port du voile intégral dans les services publics (dont les écoles, les hôpitaux et les transports publics), mais pas dans les lieux publics comme la rue, par exemple.

Plusieurs membres de l'UMP (le parti de Nicolas Sarkozy) faisant partie de la mission parlementaire avaient déploré que le rapport n'aille pas plus loin. Le Conseil français du culte musulman et le groupe de défense des droits des femmes musulmanes Ni putes ni soumises avaient de leur côté appuyé la proposition de la mission parlementaire.

Quelques jours après le dépôt de ce rapport, le premier ministre Fillon avait demandé au Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative du pays, de lui transmettre, avant la fin du mois de mars, ses recommandations en vue d'un projet de loi. Il avait alors réclamé des solutions juridiques « permettant de parvenir à une interdiction du voile intégral [...] la plus large et la plus effective possible ».

Une prohibition totale du voile intégral pourrait entraîner une condamnation de la Cour européenne des droits de l'Homme.

Selon des enquêtes publiées dans les médias français, le port du voile intégral en France reste un phénomène très limité. Il ne serait porté que par quelques centaines de femmes, au maximum quelques milliers, sur une population féminine totale de 33 millions. Il s'agirait souvent de Françaises de souche converties à l'islam.

Avec les informations de Associated Press, et Le Monde

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !