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Pas de négociation sans retrait

Des écoliers dans la colonie de Ramat Shlomo où le gouvernement a autorisé la construction de nouveaux logements.

Des écoliers dans la colonie de Ramat Shlomo, où le gouvernement a autorisé la construction de nouveaux logements.

Photo : AFP / Menahem Kahana

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président palestinien Mahmoud Abbas refuse d'aller de l'avant dans les négociations avec Israël tant que l'État hébreu ne mettra pas un terme à l'extension de la colonisation à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

La décision d'Israël d'agrandir la colonie de Jérusalem-Est a eu un effet immédiat chez les Palestiniens : le président Mahmoud Abbas refuse d'aller de l'avant dans les négociations indirectes avec Israël.

C'est le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, qui en a fait l'annonce au terme d'une réunion d'urgence au Caire, mercredi soir. Les délégués de la Ligue ont indiqué que la reprise des discussions dépendra de l'arrêt, par Israël, de l'extension de ses colonies à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

En visite à Jérusalem pour relancer les pourparlers israélo-palestiniens, le vice-président américain Joe Biden a estimé que la décision d'Israël de construire de nouveaux logements dans un quartier à Jérusalem-Est « [sapait] la confiance nécessaire » au dialogue israélo-palestinien.

« Je condamne la décision du gouvernement israélien de faire avancer ses plans pour de nouveaux logements à Jérusalem-Est », a affirmé M. Biden.

Le ministère israélien de l'Intérieur a approuvé mardi la construction de 1600 nouveaux logements à Ramat Shlomo, un quartier de colonisation peuplé en majorité d'Arabes et annexé par Israël en 1967. La communauté internationale ne reconnaît pas cette annexion.

L'annonce de ce projet a suscité une désapprobation au sein même du gouvernement israélien. Le cabinet du ministre de la Défense, Ehoud Barak, a exprimé sa colère par communiqué.

« L'entourage du ministre de la Défense, Ehoud Barak, exprime sa colère après l'annonce superflue [de ce projet] qui perturbe les négociations de paix avec les Palestiniens, des négociations du plus haut intérêt pour Israël », indique ce texte.

Le Parti travailliste de M. Barak compte 13 députés qui ont rallié la coalition de droite du premier ministre Benyamin Nétanyahou.

Moratoire limité de la colonisation

Le gouvernement de droite de Benyamin Nétanyahou a décrété fin novembre un moratoire limité de 10 mois de la colonisation. Mais ce dernier ne concerne ni Jérusalem-Est, ni les 3000 logements en chantier en Cisjordanie, ni la construction d'édifices publics (synagogues, écoles, hôpitaux).

De son côté, le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a condamné dans un communiqué la décision israélienne. M. Ban « répète que les colonies sont illégales aux termes de la loi internationale [...], que les activités des colonies sont contraires aux obligations d'Israël aux termes de la Feuille de route et mine tout mouvement en vue d'un processus de paix viable », a-t-il déclaré.

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a elle aussi condamné la décision du gouvernement israélien. « Je me joins au vice-président [Joe] Biden pour condamner la décision de construire 1600 nouveaux logements à Jérusalem-Est », a déclaré Mme Ashton devant le Parlement européen à Strasbourg.

Mme Ashton doit se rendre le 17 mars au Proche-Orient. Israël a annoncé lundi qu'à cette occasion, elle serait exceptionnellement autorisée à se rendre dans la bande de Gaza.

Avec les informations de Agence France-Presse

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