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(archives)

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement conservateur a dévoilé plusieurs pistes du prochain budget avant son dépôt : pas de nouvelles dépenses autres que le plan de relance et des compressions pour réduire le déficit.

Établir le budget fédéral pour 2010-2011, c'est choisir comment dépenser plus de 200 milliards de dollars, alors que l'économie du pays montre des signes de reprise avec une croissance de 5 % au dernier trimestre. En 2010, la croissance devrait se chiffrer à 2,6 %.

L'exercice est délicat, d'autant plus qu'Ottawa prévoit un déficit de 55,9 milliards en 2009-2010. Si le ministre des Finances prévoit un retour à l'équilibre budgétaire en 2015-2016, le directeur parlementaire du budget, Kevin Page, craint pour sa part un déficit structurel de 18,9 milliards en 2013-2014. « Il faut augmenter les taxes et les impôts ou réduire les dépenses de manière sensible, ou encore adopter une combinaison de ces deux mesures », déclarait M. Page.

Plusieurs mois avant de présenter le budget 2010-2011 aux parlementaires, le grand argentier avait déjà réglé la question des dépenses : aucune nouvelle enveloppe autre que les 20 milliards restants du plan de relance de 40 milliards de dollars adopté l'an dernier.

Le premier ministre, Stephen Harper, a d'ailleurs justifié sa décision de proroger le Parlement en expliquant que le gouvernement devait prendre le temps de faire le point et d'ajuster ses mesures économiques.

Le cinquième budget des conservateurs ne devrait pas non plus contenir d'augmentations de taxes, selon les informations dévoilées par un haut responsable du gouvernement. Rappelons que le gouvernement conservateur a baissé la TPS de deux points de pourcentage, à 5 %.

Des années d'austérité à prévoir

Selon les indications qu'il a données avant le budget, le gouvernement semble vouloir opter pour des compressions du côté des dépenses.

Le nouveau président du Conseil du Trésor, Stockwell Day, a lancé en janvier dernier que les Canadiens devaient se préparer à des années d'austérité. Même son de cloche du côté du premier ministre, Stephen Harper, quelques jours avant le budget : « Nous devrons établir nos priorités avec soin et travailler dans un contexte d'austérité ».

Stockwell Day a dit vouloir notamment s'attarder aux hausses des dépenses de programmes, aux subventions aux entreprises et au financement d'organismes sans but lucratif. Le ministère de la Défense pourrait aussi voir son enveloppe diminuer après plusieurs années de hausse. Le programme de soutien aux athètes, baptisé « À nous le podium », pourrait toutefois voir son budget doubler, de 11 à 22 millions de dollars.

Le gouvernement assure que les transferts aux provinces ne seront pas touchés, tout comme les dépenses en santé, en éducation et dans les principaux régimes de retraite publics.

« Les priorités du gouvernement sont de poursuivre la mise en oeuvre rapide du Plan d'action économique du Canada, de planifier la réduction du déficit lorsque l'économie sera rétablie et de bâtir une assise solide pour la création d'emplois et la croissance économique », résumait Jim Flaherty début février.

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