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Radiations positives

Mine d'uranium
Mine d'uranium. (archives)

À Chibougamau, un projet d'exploitation d'un gisement d'uranium à 250 kilomètres au nord de la localité ne soulève pas la désapprobation populaire, comme c'est le cas à Sept-Îles.

À Chibougamau, un projet d'exploitation d'un gisement d'uranium à 250 kilomètres au nord de la localité par la minière Strateco ne soulève pas la désapprobation populaire, comme c'est le cas à Sept-Îles.

Selon le conseiller municipal Réjean Girard, il y a plusieurs raisons à cela. Par exemple, la Conférence régionale des élus (CRE) de la Baie-James s'implique dans le projet en organisant une série de conférences sur le sujet.

À l'invitation du Comité sur l'uranium de la CRE, la Commission canadienne de sûreté nucléaire a entre autres participé à une série de séances d'information. Cette présentation avait pour but principal de fournir des renseignements sur l'organisme et la réglementation des mines et des usines de concentration d'uranium.

Même un groupe de chefs autochtones de la Saskatchewan est venu expliquer comment concilier exploitation de l'uranium et intérêt communautaire.

Réjean Girard tient aussi à souligner les faits et gestes de Strateco, qui a commencé en janvier le forage exploratoire sur son site des monts Otish. M. Girard souligne que la minière tient la population informée et fait tout au grand jour.

« C'est évident que quand on ne veut pas dévoiler des éléments d'information, ça peut paraître un peu louche. Ce qui n'est pas le cas de Strateco. Et ça évidemment, c'est mettre toutes les chances de leur côté. S'il y a un conseil à donner à tous les promoteurs, c'est d'ouvrir le jeu et de montrer tous les tenants et les aboutissants du projet », affirme M. Girard.

La région profite également de la Convention de la Baie-James, qui force Strateco à s'entendre au préalable avec les Cris avant tout développement dans le dossier.

Réjean Girard n'écarte pas qu'un mouvement d'opposition apparaisse, mais il croit que le débat pourra se faire dans le calme.

Le forage exploratoire doit durer deux ans.