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Les attentes

Des Torontois dans le transport en commun

Des Torontois dans le transport en commun (archives)

Photo : La Presse canadienne / Kevin Frayer

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Emploi, santé, logement; les différents groupes de pression de la société canadienne font part de leurs attentes à la veille de la présentation du budget fédéral 2010-2011.

Entre un déficit qui devrait se chiffrer à 55,9 milliards et une crise économique dont les effets se font encore sentir, le gouvernement conservateur affirme avoir fait face à son budget le plus difficile à préparer.

Depuis plusieurs mois , le ministre des Finances, Jim Flaherty, a déclaré qu'aucune nouvelle dépense ne serait annoncée en plus de la seconde phase du plan de relance de 40 milliards. De cette somme, il resterait environ 19 milliards.

Mais de nombreux groupes de pression de la société tentent de peser dans la balance en exprimant leurs demandes à la veille du budget.

Emploi

Le Centre canadien de politiques alternatives réclame de nouveaux investissements notamment dans les secteurs manufacturier et environnemental, ainsi que dans les emplois d'été pour les jeunes. Il demande aussi une réforme du programme d'assurance-emploi. Le tout entraînerait un déficit de 65 milliards pour Ottawa.

D'autre part, environ 500 000 chômeurs canadiens ne seront plus admissibles aux prestations d'assurance-emploi au cours des prochains mois, selon le syndicat des TCA. L'organisme demande donc la prolongation de ces prestations et l'élargissement des critères d'admissibilité. Il réclame aussi des mesures pour la création d'emplois, notamment au chapitre de l'économie verte et s'oppose à des compressions dans les services publics.

Réponse budgétaire : cinq semaines supplémentaires de prestations d'assurance-emploi; plusieurs mesures pour le travail des jeunes; abolition des droits de douane sur les machines et le matériel importé pour le secteur manufacturier.

La question de l'assurance-emploi suscite toutefois des avis divergents. Le Conseil du patronat du Québec demande plutôt que le gouvernement limite « le plus possible » la hausse des taux de cotisation des employeurs à l'Assurance-emploi. L'organisme veut aussi qu'Ottawa contrôle ses dépenses et revienne à l'équilibre budgétaire le plus vite possible.

La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante réclame aussi une limitation de la hausse des cotisations d'assurance-emploi et un plan pour éliminer le déficit.

Réponse budgétaire : gel des cotisations à l'assurance-emploi pour 2010-2011.

De son côté, l'Alliance de la fonction publique du Canada « exhorte le gouvernement Harper à s'abstenir d'éliminer des services publics et d'attaquer les régimes publics de retraite pour éponger le déficit ». Le syndicat demande entre autres des investissements pour augmenter les services de garderie et de soins aux personnes âgées. De plus, il se dit prêt à mobiliser ses membres pour protéger leurs revenus de retraite.

Réponse budgétaire : gel des budgets des ministères, réduction de la taille de la fonction publique; un comité se penchera sur l'avenir des régimes de retraite publics au courant de l'année (plus de détails).

L'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic se concentre sur l'amélioration du Supplément de revenu garanti. Elle note entre autres que ce ne sont pas tous les aînés au Québec qui bénéficient de ces prestations, dont le montant varie entre 280 $ et 447 $ selon ses calculs.

Réponse budgétaire : aucune mesure à cet effet.

Santé

L'Association médicale canadienne estime, sondage à l'appui, que les Canadiens « ne veulent pas que les soins de santé soient saccagés au nom de la réduction du déficit ». Elle réclame « un plan stratégique systématique et viable pour la santé, qui mise sur la prévention et maintienne les services de soins actifs ».

La prévention constitue le maître mot de l'Association des infirmières et infirmiers du Canada qui préconise, de son côté, des investissements pour « stimuler la santé de la population canadienne ». Elle s'inquiète des « taux alarmants de maladies chroniques et d'obésité qui ont un effet négatif sur la santé des Canadiens, sur les coûts des soins de santé et sur notre économie ».

Réponse budgétaire : un peu plus de 100 millions pour les communautés autochtones au chapitre de l'alimentation et des soins de santé.

Infrastructures

L'Union des municipalités du Québec invite Ottawa à « poursuivre les investissements publics en infrastructures ». Elle estime que la date de fin du plan de relance gouvernemental, fixée au 31 mars 2011, devrait être repoussée. Selon l'association,« le déficit dans les infrastructures municipales a été estimé en 2003 à plus de 18 milliards de dollars uniquement au Québec ».

Réponse budgétaire : les dépenses du plan de relance prendront fin comme prévu le 31 mars 2011.

Logement

Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) s'inquiète de voir le gouvernement sonner le glas d'une aide de 2 milliards pour le logement social, provenant du plan de relance, à cause de la lutte contre le déficit. Il demande donc un financement de 2 milliards par an pour ce secteur, ajoutant qu'Ottawa pourrait financer ce plan en récupérant une partie des surplus budgétaires de la Société canadienne d'hypothèques et de logement.

Réponse budgétaire : pas de dépenses supplémentaires une fois le plan de relance fini.

Éducation

Les compressions dans les bourses de recherche préoccupent l'Association canadienne des professeurs d'université, qui demande leur retour. L'organisme demande aussi plus d'investissements dans l'éducation postsecondaire, avec l'augmentation de transferts aux provinces, et plus de fonds pour l'éducation des Autochtones.

Réponse budgétaire : 45 millions sur cinq ans pour la création d'un programme de bourses de recherche postdoctorale.

Finances

L'Association canadienne du commerce des valeurs mobilières demande un plan pour instaurer un organisme unique de réglementation sur les valeurs mobilières. Elle réclame aussi des changements concernant différents programmes d'épargne (REER, CELI, FERR), ainsi que sur les gains en capital d'actions de petites entreprises.

Réponse budgétaire : le gouvernement conservateur réitère sa volonté de créer une commission des valeurs mobilières unique pour le pays et se fixe un délai de trois ans pour le faire.

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