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Qui est James Flaherty?

Le ministre des Finances, Jim Flaherty
Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

James Flaherty est né à Lachine, au Québec, le 30 décembre 1949. Plus connu sous son diminutif Jim, il a passé quelques années de sa vie au Québec, avant de s'établir en Ontario. Sportif, il excelle au hockey, si bien qu'il obtient des bourses d'études des universités Princeton, au New Jersey, où il aura un baccalauréat, et Osgoode Hall, à Toronto, où il étudiera le droit.

Devenu membre du Barreau ontarien en 1975, il poursuit une carrière d'avocat dans le secteur privé pendant 20 ans, et remplit notamment la fonction de juge suppléant à la Cour des petites créances. Il rédige aussi un manuel spécialisé en assurances, qui deviendra un outil de référence dans le milieu.

Résident de Whitby, en banlieue est de Toronto, il est marié et a trois fils, des triplés. M. Flaherty suit par ailleurs des cours pour réapprendre le français.

On décrit Jim Flaherty, 60 ans, comme un homme sympathique, doté d'un bon sens de l'humour, mais capable d'être ferme et tranchant lorsque la situation l'exige. M. Flaherty se décrit lui-même comme pragmatique, tandis que ses adversaires le qualifient d'idéologue pur et dur, et de conservateur social favorable à la privatisation des services publics.

Débuts en politique

Il tente sa chance en politique provinciale une première fois en 1990, affirmant qu'il en a assez des gouvernements libéraux qui dépensent sans cesse et qui vivent au-dessus de leurs moyens. Il est défait dans la circonscription de Durham-Centre. En 1995, à sa deuxième tentative au sein de l'équipe conservatrice de Mike Harris, il est élu dans cette même circonscription.

Il accède au conseil des ministres du gouvernement Harris en octobre 1997, à titre de ministre du Travail. Il agit également en tant que Solliciteur général et ministre des Services correctionnels d'avril à juillet 1998. Réélu dans Whitby-Ajax en 1999, il devient procureur général et ministre responsable des Affaires autochtones.

En février 2001, il devient vice-premier ministre et ministre des Finances, avant d'ajouter, en 2002, le chapeau de ministre des Entreprises, des Débouchés et de l'Innovation. En 2003, il est réélu malgré la défaite des conservateurs contre les libéraux de Dalton McGuinty. Il démissionne plus tard pour se joindre aux conservateurs fédéraux.

À droite toute!

Pendant son séjour à titre de ministre des Finances, il souhaite privatiser en partie la société Hydro-Ontario. Après la démission de Mike Harris et l'entrée en scène d'Ernie Eves à titre de premier ministre en 2002, le gouvernement ontarien fait marche arrière. M. Flaherty se dit également en faveur de la privatisation de la LCBO, la société des alcools de l'Ontario. Il a déjà déclaré : « Si on peut trouver un service dans l'annuaire des Pages jaunes, c'est que le gouvernement n'a pas à l'offrir. »

Il s'oppose aussi aux subventions directes aux entreprises en difficulté, ce qui est loin de plaire aux grands de l'industrie automobile. Ironiquement, la dette ontarienne a augmenté sous la gouverne de Mike Harris et de Jim Flaherty, même si celui-ci a toujours travaillé à mettre en place une politique de contrôle des dépenses.

Au moment où il est candidat à la direction du Parti conservateur ontarien, en 2002, il affirme que si les sans-abri refusent d'aller dans des refuges ou des hôpitaux psychiatriques, il faut les emprisonner « pour leur bien ». Il souhaite aussi enlever le droit de grève aux enseignants. De plus, il se prononce contre les mariages entre conjoints de même sexe.

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