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Maxime Bernier, le climato-sceptique

Maxime Bernier

Maxime Bernier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Dans une lettre ouverte, le député et ancien ministre fédéral Maxime Bernier exprime certains doutes sur les fondements scientifiques des théories expliquant les causes du réchauffement climatique. Le bureau du ministre de l'Environnement se dissocie de cette position.

L'ancien ministre canadien des Affaires étrangères, le député conservateur de Beauce Maxime Bernier, se range parmi les sceptiques en ce qui concerne les théories scientifiques entourant le réchauffement climatique.

Dans une lettre ouverte à un quotidien montréalais publiée mercredi, le député, qui dit s'exprimer à titre personnel, défend la prudence du gouvernement Harper à l'égard d'une théorie autour de laquelle il n'existe, selon lui, aucun consensus scientifique.

Sans nier qu'il y ait réchauffement, le député avance que de très sérieux scientifiques croient qu'on sous-estime l'influence du soleil et d'autres facteurs qui n'ont rien à voir avec le CO2 censé être à l'origine des changements climatiques.

Maxime Bernier ajoute qu'il serait irresponsable de dépenser des milliards de dollars et d'imposer des règles sévères pour tenter de réduire la quantité de gaz carbonique émise dans l'atmosphère afin de « régler un problème dont on est toujours loin de cerner la gravité ».

« L'alarmisme qui a souvent caractérisé cette question n'est plus de mise. Le Canada a raison d'être prudent. »

— Une citation de  Maxime Bernier

Maxime Bernier s'appuie entre autres dans son argumentaire sur les récents problèmes qui ont émergé au sein du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC).

Jim Prentice prend ses distances

À la lecture de cette nouvelle, le bureau du ministre de l'Environnement a jugé bon de préciser à Radio-Canada.ca que la position de Maxime Bernier était toute personnelle. L'attaché de presse du ministre, Frédéric Baril, précise que les opinions du député sur la question ne « reflètent aucunement la ligne du gouvernement en la matière ».

Le GIEC donne des munitions aux sceptiques

Le mois dernier, le président du GIEC, Rajendra Pachauri, annonçait le lancement d'une enquête relativement à la publication dans un de ses rapports d'une information erronée sur la fonte des glaciers de l'Himalaya.

Le GIEC a été créé en 1988 par l'ONU pour évaluer les informations scientifiques pertinentes à la compréhension du phénomène des changements climatiques. Un millier de scientifiques du monde entier y participent.

En 2007, dans son 4e rapport, le GIEC avait prévenu que les glaciers de la chaîne de l'Himalaya reculaient plus vite que les autres glaciers du monde et qu'ils « pourraient disparaître d'ici 2035, voire avant ».

Or, le Sunday Times révélait récemment que cette échéance n'était fondée sur aucune recherche valide.

Le Groupe avait utilisé une information de l'organisation environnementale World Wildlife Fund (WWF), qui, elle, s'était basée sur une entrevue accordée par le chercheur indien Syed Hasnain au New Scientist en 1999.

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