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Le nord, parent pauvre

André Leclerc

L'économiste André Leclerc

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Une étude de l'économiste André Leclerc confirme que le nord du Nouveau-Brunswick est deux fois moins favorisé que le sud par le gouvernement provincial.

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick investit réellement plus d'argent dans le sud de la province que dans le nord. Une étude indépendante le confirme.

Les chiffres sont sans équivoque selon l'auteur de l'étude, André Leclerc, économiste à l'Université de Moncton, campus d'Edmundston.

Si la disparité est très grande dans l'absolu, elle est moindre si on tient compte de la répartition démographique: 1,15 $ investi dans le sud pour chaque dollar investi au nord.

André Leclerc, auteur de l'étude

L'étude commandée par le Conseil économique du Nouveau-Brunswick (CENB) porte sur 15 ans, de 1994 à 2008. Elle tient compte des dépenses en capital de tous les ministères provinciaux.

André Leclerc estime que sa recherche confirme hors de tout doute la disparité décriée depuis longtemps par les intervenants du nord.

« On a quand même des données qui nous permettent d'asseoir des positions qui s'appuient maintenant sur une analyse en profondeur », affirme M. Leclerc.

Une base de revendication

Les conclusions de M. Leclerc sont bien reçues par les gens d'affaires et les nombreux maires présents au dévoilement de l'étude, vendredi à Beresford.

« Il nous a donné l'heure juste, puis c'est à nous autres de mettre nos culottes et travailler pour que ça se concrétise », affirme Hébert Arseneault, maire de Balmoral.

On travaille avec du concret. Donc, pour nous autres, on va se servir de ce document-là pour mieux comprendre notre situation.

Jean-Paul Savoie, Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick

Qu'en est-il du rattrapage réclamé depuis belle lurette par la classe politique du nord? « Le rattrapage sera possible en partie, si le gouvernement provincial accepte que le biais soit maintenant en faveur des régions du nord », affirme André Leclerc.

Le Conseil économique du Nouveau-Brunswick entend utiliser ces nouvelles munitions. « Le Conseil va participer au suivi au niveau de l'implantation du plan du nord qui a été développé, et avec cet outil-là maintenant en main, ça nous aide à bâtir des arguments lorsque viendra le temps de revendiquer d'autres investissements », explique Valdo Grandmaison, président du CENB.

La balle est maintenant dans le camp du gouvernement provincial.

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