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Le Canada s'opposerait à tout projet de taxe

Le ministre des Finances, Jim Flaherty, devant l'Empire Club de Toronto

Le ministre des Finances, Jim Flaherty, devant l'Empire Club de Toronto

Photo : Frank Gunn

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le ministre des Finances, Jim Flaherty, réitérerait son opposition à un projet de taxe mondiale sur les transactions bancaires soutenu par nombre de dirigeants internationaux, quelques mois avant d'organiser le G20 à Toronto.

Le ministre des Finances, Jim Flaherty, pourrait asséner un nouveau coup public au projet de taxe mondiale sur les transactions et les services bancaires, rapporte la presse en citant des sources gouvernementales.

Ce projet est pourtant porté par plusieurs dirigeants étrangers, notamment le président de l'Union européenne, Herman Van Rompuy, le président américain Barack Obama ou encore le premier ministre britannique Gordon Brown. Mais tous ne s'entendent pas sur l'usage des sommes récoltées par cette éventuelle taxe.

Le Fonds monétaire international (FMI) étudie la possibilité d'instaurer une telle taxe et doit remettre son rapport au G20 en avril prochain.

Gordon Brown maintient la pression

Lors du sommet du G20 de novembre dernier, le premier ministre britannique avait proposé quatre options, notamment la création d'une taxe Tobin, afin de financer un fonds pour venir en aide aux banques en difficulté. La taxe Tobin, qui a été proposée par le Nobel d'économie James Tobin, consisterait en une taxe sur les transactions boursières inférieure à 1%.

« Nous discutons avec le FMI et d'autres pays de la possibilité d'un prélèvement à l'échelle mondiale qui représenterait la contribution que les banques devraient apporter à l'intérêt public », déclarait encore M. Brown vendredi. Il a dit espérer une entente dans les prochains mois, précise le Wall Street Journal.

Stephen Harper coprésidera le G20

Une nouvelle sortie publique du Canada pourrait bien saper ces espoirs, d'autant plus que Stephen Harper coprésidera la réunion du G20 en juin prochain.

Fin janvier, le premier ministre déclarait au Sommet de Davos que « le Canada n'opterait pas pour une réglementation excessive, arbitraire ou punitive du secteur financier ». Et d'ajouter qu'il se refusait à une « microgestion d'une industrie trop complexe », souhaitant plutôt encourager « la transparence sur les marchés », « une culture de prudence » et « lier le risque, la performance et les récompenses ».

En novembre dernier, Jim Flaherty avait déjà annoncé son intention de rejeter la proposition britannique d'une telle taxe. Il avait noté que le gouvernement Harper n'était aucunement intéressé par la perspective de hausser ou d'imposer de nouvelles taxes, alors que la crise économique se résorbe graduellement.

Avec les informations de Reuters

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