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L'ONU réclame un montant record

Bill Clinton et Ban Ki-Moon

Bill Clinton et Ban Ki-Moon

Photo : La Presse canadienne / Mary Altaffer

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les Nations unies demandent plus de 1,5 milliard de dollars pour aider les victimes du séisme, qui sont loin d'être au bout de leurs peines. Pour la deuxième fois en huit jours, des pluies torrentielles ont réveillé des milliers de sans-abri.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et son émissaire spécial pour Haïti, Bill Clinton, ont lancé un nouvel appel de fonds, jeudi, pour venir en aide aux trois millions de Haïtiens affectés par le séisme du mois dernier.

Ils demandent maintenant un montant global record de plus de 1,5 milliard de dollars canadiens pour l'ensemble de 2010. La somme sollicitée inclut les 590 millions de dollars demandés pour les six premiers mois de l'année.

Les deux hommes ont exprimé cette requête lors d'une réunion tenue au siège new-yorkais des Nations unies, en présence de représentants de la majorité des 191 États-membres.

Les fonds sont destinés à porter secours à quelque 3 millions de personnes, soit 30 % de la population haïtienne. Près du tiers est destiné à acheter de la nourriture. Le reste doit servir à fournir des abris provisoires, relancer le système de santé et l'agriculture, assurer l'éducation des élèves haïtiens, remettre en service les télécommunications d'urgence et procurer un accès à des installations sanitaires, entre autres.

L'ONU estime à 2 millions le nombre d'Haïtiens qui ont besoin de nourriture. Quelque 1,2 million d'Haïtiens auraient par ailleurs à la fois besoin d'un abri et d'un accès à des installations sanitaires.

L'ampleur de cet appel de fonds surpasse celui lancé en 2005 après le tsunami survenu dans l'océan Indien, à la fin de 2004. L'organisation avait alors demandé un montant global de plus de 1,48 milliard de dollars canadiens.

Le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU a par ailleurs indiqué que le premier appel d'urgence avait déjà été entièrement financé.

La coordination onusienne critiquée de l'interne

Jeune garçon devant un abri de fortune à Port-au-Prince.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jeune garçon devant un abri de fortune à Port-au-Prince.

Photo : AFP / Roberto Schmidt

Le coordonnateur des Nations unies pour l'aide humanitaire, John Holmes, a admis lui-même que la coordination des agences spécialisées de l'ONU et des autres organisations non gouvernementales oeuvrant en Haïti connaît de sérieux problèmes.

Il en a fait part dans un courriel adressé aux principales agences humanitaires qui devait rester confidentiel, mais qui a été divulgué dans le magazine Foreign Affairs. « Nous ne pouvons pas attendre la prochaine situation d'urgence pour tirer des leçons [de nos erreurs] », écrit-il.

Si le haut fonctionnaire britannique salue l'effort collectif des organisations et l'énorme travail qu'elles ont accompli, il n'en estime pas moins que les agences de l'ONU n'ont pas encore injecté les ressources nécessaires dans le pays.

Il est clair qu'il reste des besoins d'aide humanitaire auxquels nous n'avons pas répondu, particulièrement dans des domaines critiques comme les abris et autres éléments non alimentaires ainsi que les conditions sanitaires.

Une citation de :Extrait du courriel de John Holmes

La situation est d'autant plus critique que la saison des pluies approche, souligne-t-il.

La pluie s'en mêle encore

Si la saison des pluies commence habituellement vers le mois d'avril en Haïti, de fortes averses tombent déjà sur Port-au-Prince, ajoutant à la détresse des sinistrés. Pour une deuxième fois en huit jours, les milliers de sans-abri de la capitale ont été réveillés à l'aube, jeudi, par des pluies torrentielles qui les ont forcés à quitter leurs abris de fortune.

L'averse a complètement trempé les occupants, qui s'entassent dans des refuges construits à la hâte avec des morceaux de tissus ou des bouts de plastique, en plus de transformer le terrain en véritable bourbier.

Les précipitations prévues accentuent l'urgence de l'appel lancé par les autorités pour obtenir des tentes imperméables et des structures temporaires. Face à cette menace, le chef par intérim de la Mission de stabilisation des Nations unies en Haïti (MINUSTAH), Edmond Mulet, a appelé jeudi à la mobilisation générale.

Les conditions climatiques à venir ne semblent pas vouloir donner un répit au pays le plus pauvre des Amériques. Selon les météorologues, la saison des ouragans qui s'amorce en juin risque d'emmener un ou plusieurs ouragans majeurs.

Par ailleurs, certaines cargaisons tardent toujours à se rendre à ceux qui en ont cruellement besoin. Des tonnes de tentes, de bâches, des purificateurs d'eau et des véhicules donnés par la communauté internationale sont par exemple bloqués depuis plus d'une semaine dans le port de Port-au-Prince.

Selon les responsables du port, ce sont les douanes haïtiennes qui empêchent l'acheminement rapide de l'aide humanitaire. Les douaniers eux, blâment les courtiers des agences maritimes.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Associated Press

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