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Recul de 130 km depuis 50 ans

Du lichen

Du lichen

Photo : iStockphoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2010 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des chercheurs de l'Universtié Laval constatent que la frontière du pergélisol, le sol gelé en permanence, est 130 km plus au nord qu'il y a 50 ans dans la région de la baie James.

Le pergélisol recule dans la région de la baie James, montre une étude menée par une équipe du Département de biologie de l'Université Laval.

Les chercheurs Serge Payette et Simon Thibault ont constaté que la frontière du sol gelé en permanence se trouve 130 km plus au nord qu'il y a 50 ans dans cette zone.

Le déplacement de la limite du pergélisol a été mesuré en observant les palses, ces monticules qui se forment naturellement sous l'action de la glace présente dans le sol des tourbières. La présence de végétation (lichens, arbustes, épinettes noires) rend les palses faciles à repérer dans le paysage nordique.

Une première expédition, menée en 2004, avait permis de sonder 7 tourbières situées entre les 51e et 53e parallèles.

Deux d'entre elles abritaient des palses. Des images aériennes recueillies en 1957 montraient qu'elles en contenaient toutes.

En 2005, une seconde excursion a révélé que le nombre de monticules dans les deux tourbières avait diminué de 86 % et 90 % en l'espace d'une année.

Les chercheurs ont également survolé de nombreuses palses en hélicoptère pour constater qu'elles sont toutes dans un état de détérioration avancé le territoire de la baie de James.

La cause

Les chercheurs ne peuvent établir la cause de cette détérioration en raison de l'absence de données météorologiques à long terme pour la région.

Le réchauffement du climat demeure toutefois la plus probable des explications à ce phénomène.

« Si cette tendance se maintient, ce qui reste de palses dans les tourbières de la baie de James va disparaître sous peu et on peut penser que le pergélisol va connaître le même sort. »

— Une citation de  Pr Serge Payette

Le Pr Payette affirme que la température annuelle moyenne de sites nordiques qu'il étudie depuis plus de 20 ans a augmenté de 2 degrés Celsius au cours de cette période.

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Permafrost and Periglacial Processes.

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