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Dur coup pour la station de radio 104,7

Radio
Un console radiophonique
Radio-Canada

L'émission du matin produite localement en Outaouais est remplacée par celle animée par Paul Arcand dès le 22 février prochain. Deux personnes perdent leur emploi à la station, propriété de Corus Québec.

La station de radio CJRC 104,7 FM en Outaouais, propriété de Corus Québec, subit un dur coup. Dès le 22 février prochain, l'émission du matin produite localement en Outaouais est remplacée par celle animée par Paul Arcand et qui est diffusée à la grandeur du Québec.

Deux personnes perdent leur emploi, soit l'animateur Louis-Philippe Brulé, qui travaille à cette station depuis 17 ans, ainsi que son collaborateur, le politologue Clinton Archibald. Aucun employé syndiqué n'est toutefois touché par la décision de Corus Québec.

Corus explique sa décision par la nécessité de mieux concurrencer le marché. Le directeur général de la station en Outaouais, Normand Brunet, tente de se faire rassurant sur cette annonce. « Premièrement, ce n'est pas une émission de Montréal qui débarque, c'est une émission provinciale. L'émission de Paul Arcand a été révisée pour accueillir les marchés en région. Je tiens à préciser que notre aspect local n'est pas perdu. On va quand même avoir nos bulletins de nouvelles locales, la météo et la circulation », explique M. Brunet.

La direction soutient par ailleurs que l'avenir de la station régionale n'est pas menacé. Corus dit que 1 million de dollars a été investi dans cette station. Quant aux matchs des Sénateurs d'Ottawa, il n'y a pas de changements quant à leur diffusion pour les prochains mois au 104,7 FM.

De son côté, le conseiller de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin soutient que cette annonce est presque une catastrophe pour l'information régionale. « Ce que ça nous prend c'est un endroit où l'on parle de nous, où l'on voit nos succès, nos échecs, autant dans le domaine culturel, dans le sport et beaucoup dans la vie publique. On a des décisions collectives à prendre. Pour rejoindre le citoyen, moi comme élu, il ne me reste plus beaucoup d'endroits. »