•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Une expérience traumatisante

Information
Radio-Canada

Le jeune québécois d'origine salvadorienne qui avait porté plainte contre deux agents de la Ville de Québec pour brutalité policière, en septembre dernier, songe sérieusement à quitter la Vieille Capitale.

Cinq mois après avoir porté plainte contre deux policiers de la Ville de Québec par lesquels il affirme avoir été brutalisé sans justification, le jeune québécois d'origine salvadorienne Cézar-Augusto Carillo-Marquèz commence à baisser les bras.

Le jeune fonctionnaire de 26 ans affirme avoir subi un traumatisme à la suite des événements du 7 septembre, à Beauport. Depuis, il craint les policiers et les sorties le soir.

« Québec, c'est relativement petit, je pourrais les recroiser n'importe où, n'importe quand », avance-t-il.

Isolé, parce qu'il n'ose plus sortir, il a également perdu son amie de coeur. Ainsi, profondément ébranlé par cette suite d'événements, Cézar-Augusto Carillo-Marquèz songe désormais à quitter Québec pour s'établir ailleurs au Canada.

D'autant plus, ajoute-t-il, que les procédures entamées contre les deux agents de la municipalité avancent à pas de tortue.

« Malheureusement, ça n'a rien donné encore, parce que les deux policiers en question, chaque fois qu'ils sont cités à témoigner, préfèrent garder le silence. Pas plus tard que la semaine dernière, le Tribunal des droits de la personne leur avait demandé de déposer leur version écrite des faits. On leur avait donné jusqu'au 5 février, puis en réponse à cette requête-là, ils ont dit qu'ils se prévalaient de leur droit de silence étant donné qu'il y avait déjà des enquêtes en cours », s'indigne le plaignant.

De son côté, la police de Québec se fait plutôt discrète sur l'avancement de l'enquête interne, alors qu'en déontologie policière, la suite de l'enquête a été reportée au mois de mai.

Rappel des faits

En septembre dernier, le plaignant revenait de chez sa copine, dans le secteur Beauport, lorsqu'il aurait été interpellé par deux agents qui lui ont affirmé rechercher un suspect. Ces derniers auraient alors demandé à Cézar-Augusto Carillo-Marquèz de s'identifier.

« Quand j'ai donné mon nom, ils ont fait une première blague désobligeante. Ils ont dit: "Avec un nom comme ça, il n'y a pas moyen de distinguer le prénom du nom de famille" », racontait alors le jeune homme.

Cézar-Augusto Carillon-Marquèz se serait aussitôt senti attaqué, mais il aurait gardé son calme et remis sa carte d'identité aux policiers. Ces derniers lui auraient alors dit qu'il était trop tard et lui auraient assené un premier coup au plexus, pour ensuite continuer à le brutaliser verbalement et physiquement.

Aucun thème sélectionné