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La détresse des enseignants

École

(archives)

Radio-Canada

Une étude de l'École nationale d'administration publique montre que près 47 % des enseignants du Québec souffrent d'anxiété et 23 % d'entre eux comptent quitter la profession dans cinq ans.

Au Québec, près de la moitié des enseignants (47 %) vivent dans l'anxiété. C'est du moins ce qui ressort d'une recherche effectuée par l'École nationale d'administration publique (ENAP) auprès du personnel enseignant membre de la Fédération autonome de l'enseignement (FAE).

Parmi les principaux facteurs qui nuisent à la santé mentale des enseignants, on trouve :

  • la charge élevée de travail;
  • les difficultés liées au maintien de la discipline en classe;
  • les difficultés relationnelles avec les directions.

D'après l'étude menée auprès de 2400 enseignants, 73,9 % rapportent que leur besoin d'autonomie n'est pas satisfait au travail. De plus, 60 % des répondants présentent des symptômes d'épuisement professionnel au moins une fois par mois. Plus de 20 % en font l'expérience au moins une fois par semaine.

Le manque de temps, le manque de ressources et l'absence de reconnaissance limitent grandement l'autonomie des profs. La détresse psychologique qui souvent en découle les conduit inévitablement vers l'épuisement professionnel et en incite plusieurs à quitter l'enseignement.

Pierre St-Germain, président de la Fédération autonome de l'enseignement

Le stress, engendré par la charge de travail élevée et les difficultés liées à la gestion de classe, fait que 35 % des enseignants vivent des conflits travail-vie personnelle.

De plus, les professionnels de l'enseignement ne se sentent ni respectés ni appréciés par leur supérieur, en raison du manque de soutien de la direction.

L'étude révèle que 23 % des professeurs ont l'intention de quitter leur travail d'ici cinq ans.

Pierre St-Germain, président de la Fédération autonome de l'enseignement

Pierre St-Germain, président de la Fédération autonome de l'enseignement

Pierre St-Germain, président de la FAE, estime qu'« il est indéniable que les profs ont été dépossédés de leurs moyens au fil des ans. On leur impose une tâche de plus en plus lourde en leur enlevant en même temps les outils pour réaliser adéquatement leur mission qui est d'enseigner. »

Pour remédier à cette situation, cette étude suggère d'alléger la tâche de travail des enseignants, diminuer le nombre d'élèves par groupe, augmenter le temps personnel pour effectuer la planification des cours et ajouter de ressources pour les élèves en difficulté.

Cette étude vient confirmer une fois de plus que nos revendications sont légitimes. On se bat pour une éducation de qualité, mais pour cela, il faut donner aux profs des conditions qui soient humaines et qui tiennent compte de leurs besoins.

Pierre St-Germain, président de la FAE